Un recours déposé après l’élection de Philippe Plantin à la chambre de métiers
# Artisanat

Un recours déposé après l’élection de Philippe Plantin à la chambre de métiers

Alors que les élections à la chambre régionale de métiers et de l'artisanat se déroulent ce jeudi 17 novembre à Bruz, l’équipe gagnate d'Ille-et-Vilaine, menée par Philippe Plantin, doit faire face à un recours, déposé par l'UPA. L’affaire pourrait durer plusieurs années. Le nouveau président, lui, refuse de polémiquer.

Alors que les élections à la chambre régionale de métiers doivent avoir lieu ce jeudi 17 novembre à Bruz, l’équipe de la CMA 35 est déjà contestée par certains… La liste « Fiers d’être artisans » a remporté 46,7% des suffrages lors de l’élection à la chambre de métiers et de l’artisanat d’Ille-et-Vilaine. Mais Philippe Plantin, nouveau président de la CMA 35, doit se heurter à une première épreuve : l’UPA, dont faisait partie l’équipe sortante, a déposé un recours auprès du tribunal administratif de Rennes. L’organisation professionnelle, dont la liste était, elle, menée par Yannick Mary, conteste le résultat des élections et en demande l’annulation pure et simple.

Le motif ? Les bulletins de vote de la liste « Fiers d’être artisans» ne mentionnaient pas de n°10 ni de n°20, passant ainsi d’un neuvième nom au onzième et du 19e au 21e! Une erreur due à une modification de dernière minute des logos par l’imprimeur, ce qui a fait disparaître deux lignes de texte plus haut ! Or, en préfecture, les noms des n°10 et n°20 de la liste avaient bien été déclaré (il s’agit respectivement de Jacques Gasnier et Christian Niel), et la préfecture a donc entériné leur élection à la chambre, se basant sur son document, le seul officiel. Philippe Plantin, lui, refuse de se laisser perturber par un débat qui n’en est pas un: «Les listes concurrentes ont été averties de cette erreur par la préfecture, avant l’élection, et personne ne s’en est plaint, nos concurrents nous disant même qu’il n’y avait pas de souci ! ». Mais, un brin mauvais joueurs, les membres de l’UPA, une fois l’élection perdue, voudraient revenir en arrière, arguant que les électeurs, eux, n’ont jamais eu accès à cette liste en préfecture, ayant entre leurs mains simplement les bulletins de vote. Selon l’UPA, il y a donc deux personnes élues qui ne devraient pas l’être !

Pas de polémique

À présent, le tribunal doit se prononcer sur la recevabilité de la plainte de l’UPA. Or, ce type de plainte aurait dû être déposé par une personne physique, pas une organisation… Ce qui pourrait la rendre irrecevable. Mais l’UPA peut faire appel. Selon nos informations, le débat sur la forme pourrait prendre environ un an, puis un débat sur le fond pourrait s’engager. L’équipe de Philippe Pantin pourrait alors faire jouer la montre… pendant deux à trois ans. Ce qui nous mène presque en fin de mandat. Une réélection paraît donc peu probable. Dans ces conditions, certaines sources proches du dossier s’interrogent: « l’UPA n’aurait-elle pas mieux fait de demander l’élimination de la liste « Fiers d’être artisans »? Si les artisans revotaient, l’UPA ne serait pas réélue pour autant! « Cela donne une très mauvaise image de l’artisanat et de ses élus, s’insurge Philippe Plantin. Nous, nous ne voulons pas polémiquer, mais plutôt faire avancer les choses à la chambre. Nous sommes prêts à nous mettre au travail pour défendre nos artisans. C’est ce qui compte ».

# Artisanat