Joël Cosme,
P-dg Charcuterie Cosme, LeMans
Agrial entre au capital de l'entreprise à hauteur de 34%. Pourquoi cette cession? Je passe la main. J'envisage de me retirer de la charcuterie dans trois ou quatre ans. L'entrée d'Agrial au capital est un acte de gestion. C'est un rapprochement client-fournisseur comme cela se fait dans d'autres filières.
Pourquoi se tourner vers Agrial?
Par choix stratégique. En plus d'être producteurs de porcs, ils maîtrisent le volet alimentation. On garde l'esprit filière. C'est un groupe coopératif qui justement s'investit dans la filière avec le souci de la qualité. Aujourd'hui on sait qu'Agri
al ne courra pas derrière une notion industrielle avec Cosme et n'ira pas vers du porc standard. L'idée étant de faire perdurer ce que nous avons construit ensemble depuis 20 ans.
Quelles sont les perspectives pour l'entreprise?
La charcuterie fait 20M€ de chiffre d'affaires avec 130 salariés. Nous sommes sur un créneau local avec 60% de notre production de rillettes écoulé en Sarthe. Ce qui est viable dans un rayon de 100 kilomètres ne l'est pas dans un rayon de 300. On sait que la consommation de rillettes n'est pas la même dans les autres départements, et nous n'avons de toute façon pas les capacités de livraison. Cosme profitera davantage de la maîtrise de l'amont que possède Agrial.
- TROIS QUESTIONS