« Un nouvel actionnaire booste notre activité »
Témoignage # Santé

« Un nouvel actionnaire booste notre activité »

Spécialisée dans la fabrication d'emballages pharmaceutiques, la société Jaco et son directeur général délégué, Tharcisse Decker, ont su trouver un nouvel actionnaire, le groupe allemand Sanner, qui devrait leur permettre de fortement développer leur activité.

« Depuis sa création, en 1968, Jaco appartenait à une famille suisse. Fin 2016, notre actionnaire a souhaité prendre sa retraite mais ses enfants ne voulaient pas reprendre notre entreprise, qui a été mise en vente. Nous nous sommes alors tournés vers des sociétés avec lesquelles nous avions l'habitude de travailler ou vers des sociétés ayant une activité proche de la nôtre. Un de nos partenaires depuis 40 ans, le groupe allemand Sanner (500 salariés, CA : 66 M?), s'est montré intéressé. Son activité historique, la production de bouchons pour les emballages pharmaceutiques, est complémentaire de la nôtre. Les discussions commerciales, avec la définition d'un prix de vente, se sont alors étalées jusqu'en mai 2017. Et un accord officiel a été signé en juin.

« Être le plus transparent possible avant un accord »

Avant cet accord officiel, en tant que directeur général délégué, j'ai dû fournir de nombreux documents, de manière à ce que Sanner puisse avoir un état des lieux précis de notre société : nos points forts, nos points faibles, nos perspectives de développement, mais aussi l'état de nos machines, les compétences de notre personnel, les contrats signés avec nos clients et nos fournisseurs, nos prix, nos marges... Lors d'un changement d'actionnaires, je conseillerais à tout dirigeant d'être le plus transparent possible, pour que cela ne se retourne pas contre lui par la suite. Si, une fois la transaction effectuée, les actionnaires peuvent avoir des surprises liées à des évolutions entre le début et la fin des discussions, il ne doit pas y en avoir sur des éléments connus.

« Nous avons eu des garanties de notre repreneur »

Lors de cette transaction, nous avons eu la chance d'avoir le choix du repreneur. Pour le choisir, nous avons été attentifs à plusieurs critères. Nous en souhaitions un qui s'engage à ce que notre site reste sur place et à ce que l'ensemble du personnel soit conservé. Nous souhaitions aussi que notre nouvel actionnaire continue à investir dans notre société. Nous ne voulions donc pas, par exemple, d'un fonds d'investissement.

« Grâce à Sanner, nous allons rayonner à l'étranger »

Le fait d'avoir été repris par Sanner, qui est dix fois plus important que nous en nombre de salariés, est très intéressant ! Cela va nous permettre, notamment, de rayonner davantage à l'international ! En nous appuyant sur leur quinzaine de commerciaux, répartis sur l'ensemble des continents, notre chiffre d'affaires devrait croître de 15 %, soit plus d'1,5 million d'euros. Actuellement, chez Jaco, nous réalisons 50% de notre CA à l'export, mais cela se fait surtout à travers nos contrats avec de grands laboratoires, présents en France et à l'étranger. Nous n'avons qu'un commercial et son assistante, qui rayonnent depuis note site. Sans notre nouvel actionnaire, nous ne pourrions donc pas profiter du fort développement de marchés comme l'Afrique ou l'Asie. Se développer à l'international nécessite des moyens importants, pour une question de logistique en particulier. Et pour le faire sans trop de risques pour sa société, il vaut mieux avoir des moyens financiers importants en cas de problèmes.

De nouveaux investissements d'ici cinq ans

Par ailleurs, la bonne santé financière du groupe Sanner va nous permettre, d'ici cinq ans, d'investir dans de gros projets. Nous pourrions notamment nous lancer dans la fabrication de pompes destinées aux emballages pharmaceutiques, ce qui nécessiterait d'équiper notre site de machines d'assemblages et de recruter... Enfin, comme Sanner a une activité complémentaire de la nôtre, nous pouvons proposer à nos clients une solution globale : les emballages pharmaceutiques avec leurs bouchons ».

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