Un mois vu par Xavier Dectot

Un mois vu par Xavier Dectot

directeur Louvre-Lens depuis 2011 Parcours Né en 1973 Formé à l'école des Chartes, reçu comme conservateur du patrimoine en 1997. En 2001, thèse de doctorat en histoire de l'art et nomination comme conservateur du musée de Cluny.

Une éventuelle réforme du système du mécénat. «Une rumeur concernant une

refonte de ce système, mis en place il y a une dizaine d'années, court. Cette loi accorde des dégrèvements aux entreprises qui participent au financement d'opérations dans le domaine culturel, humanitaire et social. En cette période où la question du budget est régulièrement abordée, on sait que Bercy explore la question de la diminution de certains avantages fiscaux. Si une telle mesure était prise dans le domaine culturel, elle irait à l'encontre de ce qu'elle viserait à faire. L'État et les collectivités locales ne peuvent supporter tous les coûts. Sans les mécènes, le Louvre, l'Opéra de Paris et bien d'autres lieux ne seraient pas ce qu'ils sont. Aujourd'hui si on prend un projet comme le Louvre - Lens, le mécénat contribue à hauteur de 10% du budget d'investissement.»




Le Louvre - Lens.

«Son inauguration va avoir lieu le 4décembre prochain en présence du Président de la République. Nous avons prévu que l'inauguration dure toute une semaine pour que tous nos visiteurs en profite au mieux. Le musée est extrêmement porteur. Il y a beaucoup d'attentes. On peut la comprendre depuis qu'on parle du Louvre - Lens voilà huit ans. Mais ici comme à Metz, il va falloir attendre quelques années avant que le site vibre à plein. Le 4décembre n'est qu'un début. En attendant, nous devons réceptionner le bâtiment le 16août, date à partir de laquelle les oeuvres vont arriver. Nous allons aussi fortement recruter. Il y a un an, j'étais seul, aujourd'hui nous sommes 21. Au final, nous devrions être plus de 70 rien que pour l'équipe du musée.»




Les 24H duMans remportées par une voiture hybride.

«Se dire qu'une voiture hybride gagne cette course mythique, c'est un vrai changement dans les mentalités et les idées reçues. En soi, des tours de circuit nous semblent bien éloignés du développement durable. Là, la voiture d'Audi a prouvé qu'en roulant un peu moins vite, elle pouvait éviter des ravitaillements. L'intérêt ne se situait pas dans la stricte vitesse mais dans une consommation modérée et donc une moindre émissions de C0².»