Un mois vu par Pierre Tisseau

Un mois vu par Pierre Tisseau

Président directeur général Rénoval à Yzernay (140salariés; 23 M€ de chiffre d'affaires) Parcours 39 ans ESC Bordeaux I nspecteur commercial au sein du groupe Brandt Arrivée en 1998 chez Renoval, entreprise fondée par son père P-dg depuis 2001

L'élection présidentielle. «

Peut-être parce que je ne m'y implique pas, mais je trouve la campagne très légère à ce jour. On s'attache à créer des polémiques là où il n'y en a pas toujours. Les petites phrases ne m'intéressent pas. Par contre, il y a une chose qui me choque, ce sont les économies au sens des dépenses de fonctionnement de l'État dont on ne parle jamais. On sait très bien qu'il y a des pans entiers qui devraient être renforcés comme la santé ou l'éducation mais à côté, il y a des gabegies partout et personne n'en parle. Ou je l'entends trop peu. Quand on nous dit que la réussite serait d'atteindre un budget en déficit de 3%, je ne comprends pas. C'est une déformation de gestionnaire mais imaginez que dans nos entreprises, on perde 3% de chiffre d'affaires chaque année: on serait au tribunal de commerce tous les jours! Comment peut-on construire un pays à moyen et long terme avec ce genre de discours? Mon métier de chef d'entreprise m'empêche de le comprendre.»




Les succès d'Intouchables et de Jean Dujardin.

«

J'ai adoré le sujet d'Intouchables. C'est une histoire touchante mais traitée avec légèreté. J'aime bien ces comédies dans lesquelles il y a une petite réflexion à la fin. On parle beaucoup d'Omar Sy mais j'ai particulièrement aimé la prestation de François Cluzet. Je n'ai pas été surpris car il enchaîne les rôles dans lesquels on voit sa qualité d'acteur. Dans Les Petits mouchoirs, son regard, ses yeux... Je n'ai pas vu The Artist mais j'étais fier en tant que Français de l'Oscar reçu par Jean Dujardin, un bon franchouillard qui nous a bien représentés. C'est ce côté un peu chauvin, un peu rebelle que j'adore. Je l'ai toujours trouvé très talentueux.»




Sport.

«Je suis un vrai fan de sport automobile. La Formule 1, c'est le sujet léger d'actualité du mois de mars que je retiens avec la victoire d'Alonzo, mon poulain, au Grand Prix de Malaisie dans des conditions dantesques et le retour de trois Français aux volants de voitures. Je suis content parce que j'avais le sentiment que pour des raisons bassement commerciales, les pilotes français, qui ont du talent comme les autres, n'étaient pas représentés contrairement aux Allemands ultra-nombreux car soutenus par les constructeurs. Ça me paraissait injuste et aujourd'hui il y a un équilibre.»