L
oi Macron
. « La question est presque : que contient cette loi ? Elle renvoie à beaucoup de choses. Je reste très méfiante par rapport aux décrets d'application. Nous sommes souvent surpris de voir ce qu'ils donnent. Si on prend une des mesures : l'ouverture des magasins le dimanche, je pense que c'est une bonne chose ; notamment dans des lieux très touristiques comme à Paris. Les touristes du monde entier sont habitués à ce que les commerces soient ouverts tout le temps. Sur ce sujet, il faut une mise en oeuvre sérieuse et en concertation avec les salariés. Aujourd'hui, au-delà de cette loi, de la nécessité de moderniser notre économie, il faudrait surtout simplifier le droit du travail. »
La santé des entreprises. « Nous assistons à moins de défaillances mais nous constatons actuellement plus de tensions sur les trésoreries. Les indicateurs sont plus au vert pour les entreprises en période d'inflation que lors de périodes déflationnistes. Autre constat : on insiste à un problème de moral des dirigeants. Il y a un contexte anxiogène qu'entretiennent aussi certains médias. Un chef d'entreprise doit être tourné vers l'avenir, en innovant, en se boostant. Le potentiel est là et il y a de belles réussites. Si on prend l'exemple du pays de Ploërmel, regardez l'essor de Breizh Cola, d'Hydraumatec, ... Focalisons sur les succès et non pas sur les difficultés. La vie d'une entreprise est faite de cycles, il faut les anticiper. »
Le bonus du nouveau patron de Sanofi.
« Pourquoi tant de polémiques autour de ce bonus pour l'arrivée d'Olivier Brandicourt à la tête de Sanofi ? C'est un médecin brillant, qui était à la tête de Bayer Healthcare. Il est passé par de grands groupes étrangers. Si on ne va pas chasser des gens à l'international pour prendre les rênes de fleurons de notre industrie, comment fait-on ? Doit-on laisser passer le train de la concurrence pour des débats autour d'une rémunération ? Je n'y crois pas. Aux États-Unis, ce qu'on appelle les bonus de bienvenue, sont courants. Et bien gagner sa vie est bien perçu. »
Propos recueillis par Ségolène Mahias
Co-présidente Initiative bretagne Vice-présidente Initiative Pays de Ploërmel Parcours Née à Malestroit en 1951 P-dg des Salaisons Le Net, à Josselin, jusqu'en 1989 Conseillère technique au cabinet d'Alain Madelin, alors ministre des entreprises et du développement économique Cadre du groupe Yves Rocher