« On a rencontré le Premier ministre il y a deux semaines pour une séance de travail à ce propos. Il nous a confirmé qu'il ne souhaitait pas abandonner le compte pénibilité mais qu'il voulait le modifier pour le rendre plus lisible. François Asselin, président de la CPME, a travaillé sur sa simplification. Sur les points les plus complexes, on a proposé de travailler avec les branches professionnelles. Ce sont elles qui sont les plus habilitées à identifier la pénibilité des emplois dans leurs branches. On demanderait ensuite aux médecins du travail d'attribuer les points de pénibilité. Cette proposition de passer par un tiers pour attribuer les points nous semble la plus cohérente. Nous en avons parlé avec les syndicats FO et CFDT. Il y a un dialogue constructif qui est en train de se faire. »
Le projet de réforme du code du travail
« L'été sera très studieux. On va avoir beaucoup de discussions à venir avec Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. C'est une personne de grande qualité que j'ai déjà rencontrée plusieurs fois. On sera vigilant sur la question du plafonnement des indemnités de licenciement prud'homales. Trop souvent, les entreprises se retrouvent avec des pénalités excessives. On soutient l'idée d'un plafond et d'un barème qui ne devrait pas être le même pour toutes les entreprises. Il faut pouvoir l'ajuster en fonction de la taille de l'entreprise. On sera aussi vigilant sur la gestion des compétences. Il y a des postes qui vont évoluer, il faut voir comment on peut accompagner cette évolution pour tous les salariés. »
Les premiers pas du Président Macron
« C'est une chance extraordinaire qu'il y ait quelqu'un qui tente de proposer quelque chose de nouveau. Cela ne peut être que bien accueilli. Il faut donner sa chance au président Macron. On a, avec ce gouvernement, une attitude extrêmement ouverte. On n'a jamais vécu un changement aussi fort. Il ne faut pas que cet espoir soit déçu. »