Rennes
Un mois vu par Anne Dary
Rennes # Tourisme # Conjoncture

Un mois vu par Anne Dary

Anne Dary, directrice du musée des Beaux-arts de Rennes, donne sa vision du mois

L'arrivée de la LGV

« Elle va forcément avoir un impact économique sur notre région. Avec une mobilité facilitée, on pourra plus aisément choisir de vivre en Bretagne tout en travaillant à Paris. Les entreprises pourront choisir d'implanter sur notre territoire leur siège social, sans pour autant être éloignées de la capitale. Peut-être aussi que cela va permettre aux universités et grandes écoles bretonnes d'attirer de nouveaux étudiants et enseignants, qui jusque-là pouvaient trouver notre région trop « isolée ». Et enfin, d'un point de vue touristique : je pense que cela va favoriser les courts séjours, mais aussi le tourisme d'affaires ! Avec l'ouverture du centre des congrès et l'arrivée de la LGV, il y a fort à parier que les entreprises allient l'utile à l'agréable. À nous, établissement culturel, d'attraper la balle au bond et de proposer des offres adaptées à ce nouveau public ! »

Retombées d'un musée

« Fondé en 1802 autour du cabinet de curiosités du Marquis Paul de Robien, le musée est historiquement connu pour sa collection d'art ancien, notamment pour la peinture du XVIIe siècle. À mon arrivée en 2012, j'ai souhaité renforcer le dialogue de ces oeuvres anciennes avec le travail d'artistes contemporains, qui vient faire écho à cette collection, par des acquisitions et dépôts (Fonds national d'art contemporain, Musée national d'art moderne, Frac). Nous organisons donc par an, deux à trois expositions d'art contemporain, monographiques ou thématiques. Le musée a accueilli 85 000 visiteurs en 2016 et sa fréquentation est en hausse régulière. »

Fonds de dotation et mécénat.

« En 2013, l'opportunité d'acquérir une peinture du maître espagnol du XVIIe s. Jusepe Ribera, Saint-Jude Thadée était la bonne occasion de lancer une souscription publique. Nous avons organisé la première souscription pour un musée en Bretagne ! Et pour la gérer au mieux, la création d'un Fonds de dotation paraissait être l'outil le plus adapté. Aujourd'hui élargi aux autres structures culturelles de la ville et la métropole, il permet de mener des campagnes de mécénat pour des actions remarquables. En 2016, nous avons récolté plus de 106 000 euros. La part des entreprises locales représente environ 80 %. »

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