L
'Université Jean Monnet. «Le rapprochement entre l'université et les entreprises est fondamental. Le projet de création d'une fondation porté par Khaled Bouabdallah est une excellente idée. Cette démarche d'ouverture ne peut qu'être positive pour l'université mais aussi pour les entreprises.»
Les NTIC et l'arrivée de Wan-Ifra.
«Je suis assez frappé de la manière dont les NTIC influent sur notre comportement. Aujourd'hui, on ne doit plus apprendre aux gens à avoir des connaissances - bien sûr que c'est important - mais on doit surtout leur apprendre à utiliser les réserves exceptionnelles de connaissances que l'on peut trouver sur Internet. On n'apprend plus aux gens à savoir, mais à comprendre. Il faut donc aujourd'hui faciliter l'usage de ces nouvelles technologies. L'arrivée de l'institut Wan-Ifra sur Saint-Étienne, qui va implanter une rédaction du futur, va dans ce sens. Cela va permettre aux journalistes et patrons de presse de s'interroger sur la manière dont on doit traiter l'information sur le net. Il faut faire très attention de ne pas se laisser griser par la technologie. Il faut en tirer le maximum de profit sans aller vers la facilité.»
La faillite irlandaise et la problématiquefrançaise.
«Le tigre celtique, qui était vanté pour sa formidable progression économique, qui avait réussi à inverser la fâcheuse tendance des Irlandais à quitter le pays, se réveille aujourd'hui avec une sacrée gueule de bois. 2,9milliards de dépenses sociales en moins, 1,9milliard d'impôts en plus, une TVA qui va passer de 21 à 23%, diminution du taux horaire, baisse de 10% des salaires des nouveaux fonctionnaires... On estime que 150.000 Irlandais vont reprendre le chemin de l'immigration. Ce qui se passe en Grèce et en Irlande arrivera à d'autres. Je ne dis pas que cela arrivera à la France, parce que la France est un grand pays, mais il faut être vigilant. Il faut davantage de solidarité et surtout éviter de monter un clan contre un autre. C'est vrai aussi bien au niveau local, qu'au niveau régional ou national. Le rôle d'un élu aujourd'hui c'est d'éviter les heurts. Il faut tenir compte de la société française, se demander qu'est-ce que les gens sont capables d'admettre, quels sont les efforts vers lesquels on doit les inciter et surtout bannir les oeillères idéologiques. Je ne suis pas contre les zones piétonnes, mais quand les commerçants stéphanois vous disent que cela ne marche pas, c'est le devoir des élus de les écouter et de les entendre. Mais j'ai parfois l'impression d'être en face de maîtres d'écoles.»
Vice-président Conseil général de la Loire en charge de l'économie Parcours Né le 20/10/1949 à Saint-Étienne Journaliste depuis 1980 Adjoint au maire (2001 à 2008) Conseiller général St-Etienne Sud-Est depuis 1994 Président de l'Adel 42 depuis 1998 Président d'Epora