En décembre dernier, le Canadien Bombardier remportait l'appel d'offres portant sur la fourniture de 40 rames OMNEO/Regio 2N qui vont équiper les futurs trains régionaux des lignes normandes. Un contrat de près de 720 millions d'euros financé par l'Etat dans le cadre du transfert de la gestion des lignes à la collectivité régionale.
"Ce n'était pas envisageable que Bombardier ne signe pas avec Compin"
Dans le cadre de cet accord, c'est l'entreprise ébroïcienne Compin qui a été retenue par Bombardier pour fournir quelque 20.000 sièges à horizon 2020. Un contrat de 13 millions d'euros qui a été officiellement signé jeudi 18 janvier au siège de Compin à Evreux en présence du président de région, Hervé Morin, du maire d'Evreux Guy Lefrand et de la préfète de région Nicole Klein. « Ce n'était pas envisageable que Bombardier ne signe pas avec Compin », a redit le président de région qui a rappelé qu'il s'agissait d'une condition essentiel du contrat signé entre la Région, l'Etat et Bombardier en décembre dernier.
Un contrat qui en annoncent d'autres ?
Si le contrat en question porte bien sur les futurs trains régionaux normands, le P-dg de Compin Pierre Sainfort veut voir plus loin: « la région des Hauts de France a signé en décembre dernier avec la SNCF un accord similaire a celui pris par la région Normandie, et d'autres vont suivre », espère le dirigeant dont l'entreprise pourrait à nouveau être sollicitée sur ces futurs contrats. « Les 20 000 sièges pourraient devenir 80 000 ! »
Compin vise les 80% de son chiffre d'affaires à l'export
Au-delà, l'opération permet à Compin de renforcer sa position de leader "discret" sur le marché européen. « Tout ce que nous faisons en France nous rend plus fort à l'international », dit-il. Compin qui ambitionne dans les années qui viennent d'afficher 80% de son chiffre d'affaires à l'export.
Côté Bombardier, la signature du jour « n'est que le début » de l'aventure, explique Ludovic de Pierrefeu, le directeur du projet OMNEO. Les études en cours vont s'accélérer pour mettre au point un siège « innovant et plus confortable avec un niveau d'équipement digne des trains à grande vitesse ». Les futurs sièges seront notamment équipés de prises électriques individuelles, de ports USB, de deux accoudoirs centraux et de liseuses individuelles. Compin affiche un chiffre d'affaires de l'ordre de 60 millions d'euros.