«Depuis septembre dernier, on constate que les opérations de reprise et de vente d'entreprises sont plus longues à réaliser et on observe une baisse de 10 à 15% du prix des cessions», explique Éric Bouron, président de l'association Apre-Atlantique (Association des professionnels du rapprochement d'entreprise) depuis le mois d'octobre. En cause évidemment, la crise économique qui entraîne des problèmes de financements pour les potentiels repreneurs.
Attentisme des vendeurs et repreneurs
«Au niveau du financement et du montage des opérations, on revient à des choses plus rationnelles. Le prêt in fine a disparu et les ratios fonds propres-endettement se sont normalisés. L'apport du repreneur doit se situer à hauteur de 30% de l'opération alors que ces dernières années le recours à la dette pouvait atteindre 90%», rappelle Éric Bouron. Les cédants, comme les repreneurs, sont aujourd'hui dans une position d'attente, les deux parties manquant de visibilité sur leurs projets respectifs.
Dans une conjoncture incertaine, les professionnels de la transmission d'entreprises notent un ralentissement du rythme des opérations et le retour à des montages financiers plus solides.