Après avoir évolué pendant dix ans dans le milieu régional de la métallurgie, au sein d'Arcelor et d'Origa Métal, Thomas Chaillou rachète les activités industrielles de la Tôlerie de la Loire. Christophe Gaudin conserve la deuxième activité de cette PME créée en 1956, le négoce de poêles à bois.Les activités reprises sont hébergées au sein d'une nouvelle structure juridique, La Tôlerie de la Loire Industries. Ayant réuni autour de lui une dizaine d'actionnaires, Thomas Chaillou est le président et propriétaire de 65 % des parts de cette SAS au capital de 154.000 euros. Soutenu à hauteur de 40.000 € par Réseau Entreprendre Atlantique, le Nantais compte redynamiser une activité qu'il juge, malgré « une notoriété et un vrai savoir-faire », aujourd'hui « en sommeil ». Pour cela, il vient de recruter neuf collaborateurs pour renforcer l'atelier et le bureau d'études. Ces embauches portent à seize l'effectif de la jeune entreprise.Sur le plan matériel, le repreneur marque le coup en investissant un million d'euros dans l'appareil productif. Cette somme lui permet d'acquérir une deuxième machine de découpe laser, adaptée aux plaques ainsi qu'aux tubes de grande dimension, c'est-à-dire mesurant jusqu'à quatre mètres sur deux. Une plieuse associée à cet équipement ainsi qu'une ligne de production semi-automatique de gaines de ventilation font également leur entrée dans les 2.600 m² d'ateliers de la PME.À l'origine de cet investissement, la volonté du repreneur de se positionner sur de nouveaux marchés. Ainsi, sur le marché du bâtiment, Thomas Chaillou compte lancer une activité de fabrication de pièces d'urgence et relancer la fabrication de gaines de ventilation. La PME s'est associée pour cette dernière activité avec un installateur, Air Ouest Control, qui est basé aux Sorinières.
40 % de croissance visée
L'autre grand projet de Thomas Chaillou, c'est d'aller chercher des marchés de sous-traitance industrielle. Là où la Tôlerie de la Loire réalisait jusqu'alors, via des opérations de découpe, de poinçonnage, de cisaillage ou de soudage, beaucoup de pièces mécano-soudées pour les prototypes et les petites séries.« La société est aujourd'hui à l'équilibre. Je compte mener une forte action commerciale pour développer son chiffre d'affaires », indique le dirigeant nantais. Celui-ci veut faire passer les revenus de la tôlerie de 1,3 million d'euros en 2012 à 1,8 million dès la fin du prochain exercice.
TLD Industries
(Nantes)Président : Thomas Chaillou16 salariés1,3 M€@email