Succubus : Le défi des jeux sur internet
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Succubus : Le défi des jeux sur internet



Laurent Auneau, en plus des serious game, Succubus (12 salariés, 500.000€ de CA) que vous avez créée il y a dix ans à Nantes, se positionne aujourd'hui sur les jeux pour réseaux sociaux. Où en êtes-vous à ce sujet?

On est depuis longtemps sur le marché des jeux pour réseaux sociaux qui représente environ 50% de nos revenus. On a fait une demi-douzaine de jeux, généralement en marque blanche, c'est-à-dire pour le compte d'un client. Là, on a deux gros projets qui doivent aboutir d'ici à la fin de l'année. L'un est une commande d'un client qui a acheté la propriété intellectuelle de quelque chose - je ne peux pas vous dire de quoi il s'agit- qui a fait un gros buzz sur internet et qui rassemble une communauté de dix millions de personnes. Une partie de notre rémunération est liée au succès de ce jeu... alors on croise les doigts! L'autre grande nouveauté, c'est la sortie de notre propre jeu vidéo, a priori en décembre. Cela s'appelle My Vet Life, c'est un jeu de gestion de clinique vétérinaire.


Pourquoi ne sortir que maintenant votre premier jeu en propre?

Vous savez, les jeux sur réseaux sociaux amènent un nouveau modèle économique. Et techniquement, les jeux sur le web n'ont rien à voir avec des jeux sur console. L'Américain Zynga a ouvert un chemin avec un jeu qui a eu un énorme succès. Dans leur sillage, on essaie comme beaucoup d'autres d'attraper les billets qu'ils ont laissés en route. Tout en restant prudent. Avec My Vet Life, on a trouvé un éditeur autrichien avec qui on partage le risque, et donc le profit. On cherche encore 200.000€ et d'autres éditeurs pour développer ce jeu sur d'autres plates-formes, dont Facebook.


Quel est le modèle économique d'un jeu sur réseau social?

Alors que les jeux sur console s'achètent, ceux-là sont gratuits, les joueurs peuvent acheter des options qui leur permettront d'aller plus vite pour quelques euros. Un concepteur doit être en mesure d'attirer le joueur - les 30 premières secondes du jeu sont cruciales-, lui donner du plaisir - pour qu'il revienne-, mais aussi le frustrer - pour qu'il paie. C'est une équation délicate. C'est un marché très concurrentiel. Mais si le «time to market» est bon, cela peut s'avérer très rémunérateur. Tél.: 02 51 13 46 96

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