« En moyenne, il leur faudra six à neuf mois pour réussir leur levée de fonds. Au-delà de 12 mois, on considère que les start-up n'y parviendront pas », constate Pierre Tiers, directeur général de CM CIC Investissement SCR, administrateur de NAPF (Nantes Atlantique Place Financière) et co-fondateur de Start West avec Rennes Atalante, les autres technopoles bretonnes et Retis.
Pour sa 17e édition, l'événement qui met face à face des investisseurs, notamment parisiens, et des entrepreneurs en phase de levée de fonds a réuni à Rennes, fin mars, 24 sociétés (parmi 70 prétendantes) dont les besoins ont été identifiés et dévoilés au public. Les objets connectés (IoT) et biotechs étaient rois. La plus grosse levée de fonds en vue s'élève à 8,4 millions d'euros. Elle est rennaise et s'appelle Apofas. Cette spin-off de l'Inserm de Rennes est en train de mettre au point un traitement contre la maladie de lupus (300 000 cas dans le monde dont 10 % en France). « Il s'agit d'un nouvel espoir », indique Fabrice Peters, l'un des associés qui avait déjà développé une biotech revendue 24 millions d'euros en 2014. Son nouveau programme revient à 13 millions dont deux déjà engagés, avec dix années de recherche. Les premiers tests sont attendus cette année. Parmi ces startups, cinq ont été primées : prix amorçage à Mapui ; prix croissance à Sensorwake ; coup de coeur des jurys à Mobidys ; prix In Extenso Deloitte à Voxpass ; prix de la Région Bretagne à Copeeks.