Les start-up constituent toujours un gisement de croissance mais leur financement reste difficile. «La difficulté tient au fait que ces entreprises n'ont pas d'histoire, qu'elles interviennent dans des niches pas toujours identifiables et qu'avant même le démarrage, elles ont besoin de financer leur R & D», constate François Héry, consultant spécialisé chez Artémis. Dans ce cas, le principal indicateur d'évaluation est le taux de retour sur investissement (TRI). Avant la crise, le TRI exigé était de 30 à 40%. Les exigences ont été revues à la baisse. «On peut proposer 20% avec une réalité du marché à 15-18%», souligne François Héry. D'autres méthodes entrent en lice: celle dite des comparables en allant chercher des entreprises développant un business similaire, l'analyse du bilan constitué par la valeur des brevets,etc.
Des fonds participatifs
C'est ici que doit jouer à plein l'ensemble des réseaux qui feront effets de levier: la «love money» (argent apporté par la famille, les proches), les prêts d'honneur, les aides remboursables ou non. Et bien sûr Oséo, dont la présence est un atout pour convaincre. Plus récemment, des fonds participatifs ont vu le jour sur Internet, comme Friendsclear ou Wiseed. Selon le modèle introduit dans le financement d'oeuvres culturelles, ils permettent à des particuliers d'investir dans des projets ayant retenu leur attention.