«J'utilise Skype avec mes amis et certains clients qui habitent à l'étranger. Mais rarement dans le cadre professionnel, je préfère les conf calls.» Olivier Treps, directeur général de CG2, agence de conseil spécialisée dans le développement de systèmes d'information, admet que le recours à ce logiciel propriétaire permettant d'appeler gratuitement les membres de son réseau, reste une pratique marginale.
«Appels pas toujours extraordinaires»
Comme la plupart des entreprises, CG2 a opté pour un forfait téléphonique illimité. Pour lui, ce logiciel a plus d'inconvénients que d'avantages même s'il l'utilise presque depuis son lancement, il y a une dizaine d'années. «Les appels sur Skype ne sont pas toujours extraordinaires. D'autant plus que je ne vois pas l'intérêt de la vidéo. Quand j'appelle quelqu'un, j'aime bien faire autre chose sans être regardé.» Propriété de Microsoft depuis 2003, Skype est en concurrence avec des services comme Globe 7 ou Zdenet., qui proposent une alternative aux appels traditionnels. Mode d'emploi: installez le logiciel libre compact se trouvant sur la page internet du programme. Créez un compte. Invitez vos partenaires sur le réseau. Une fois l'invitation acceptée, la communication peut être établie gratuitement et sans limite de temps, à condition que vos contacts soient connectés.
Comptes adaptés aux entreprises
Pour appeler des interlocuteurs qui ne sont pas sur ces réseaux, il suffit de charger quelques euros sur un compte comme s'il s'agissait d'un rechargement mobile. Le coût reste bien inférieur à celui d'un appel traditionnel, y compris à l'étranger. Ces logiciels proposent également des comptes adaptés aux entreprises. Skype, par exemple, permet aux non-utilisateurs d'appeler un numéro au tarif local. Malgré ces avantages, les professionnels restent fidèles à leur téléphone. «C'est tellement plus pratique de prendre le téléphone au lieu de programmer un appel via l'ordinateur», juge Olivier Treps. Mais pour combien de temps? Google entend bien concurrencer ces logiciels en jouant de ses propres applications comme celle qui permet de "tchatter" dans la nouvelle version des documents partagés de gmail.