Sirehna : La PME nantaise prend du grade chez DCNS
# Industrie

Sirehna : La PME nantaise prend du grade chez DCNS

Sirehna appuie sur l'accélérateur. Désormais barrée par Alain Bovis, la société nantaise spécialisée en hydrodynamique va contribuer à la constitution d'un centre d'excellence national impulsé par son propriétaire, le groupe DCNS.

Changement d'ère chez Sirehna. Deux ans après avoir revendu sa PME spécialiste de l'hydrodynamique à DCNS, le géant français de la navale militaire, son fondateur et P-dg Jean-Pierre Le Goff cède son fauteuil à Alain Bovis. Ce dernier hérite également de la direction d'un tout nouveau pôle «Science et Technologie» créé par DCNS afin de chapeauter toutes ses activités de recherche technologique, qui mobilisent près de 150 collaborateurs en France.




30% de croissance espérée pour 2010

La région nantaise devient dès lors la véritable capitale de la recherche amont du groupe naval: entre Sirehna (une quarantaine de collaborateurs), le Centre d'études des structures et matériaux navals d'Indret (soixante salariés), où sont également basés une dizaine d'experts en calculs scientifiques, la Loire-Atlantique concentre l'écrasante majorité des effectifs du nouveau pôle. Et ce n'est qu'un début: Sirehna va monter en puissance, en passant très prochainement la barre des 50 salariés, contre une trentaine il y a encore deux ans. Pleins comme un oeuf, les locaux de Sirehna, basés à l'École Centrale, pourraient ainsi changer d'air dès 2011. Pour rejoindre le site d'Indret? L'hypothèse n'est pas écartée, d'autant qu'elle offrirait des synergies. «Le but est de constituer un centre d'excellence pour le groupe en matière d'hydrodynamique navale. Il y a notamment un très gros potentiel sur le marché des navires sans pilotes (NDLR:les fameux «drones») utilisés dans des conditions marines, qu'il s'agisse d'appareils flottants, volants ou sous-marins», indique Alain Bovis. Cette montée en régime se traduira dès cette année par une croissance du CA, qui devrait passer de 3 à plus de 4M€, 60% de l'activité étant dégagée auprès de clients extérieurs à DCNS. Elle pourrait également se traduire par de nouvelles acquisitions ciblant des entreprises du cru. «Nous regardons des dossiers», concède Alain Bovis.




Un Technocampus de l'hydrodynamisme?

Mieux encore, le groupe souhaite initier depuis Nantes une plate-forme technologique dédiée aux technologies de pointe en matière d'hydrodynamisme, en citant le Technocampus régional comme modèle d'inspiration. «Notre intention est de créer un outil fédérateur rassemblant l'environnement scientifique académique et économique local autour de l'hydrodynamisme. Est-ce qu'il prendra la forme d'un lieu physique ou d'un outil dématérialisé ? Cela est à déterminer», conclut Alain Boivis.

# Industrie