« Si quelqu'un veut ma place, qu'il la prenne ! »
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« Si quelqu'un veut ma place, qu'il la prenne ! »

C'est un projet d'envergure de près de huit millions d'euros à Saint-Brieuc pour le groupe rennais Ferré Hôtels. « Je crois au mix centre-ville, gare et bureaux, confirme Didier Ferré. Nous partons sur un hôtel haut de gamme de 54 chambres, un économique de 56 chambres et un restaurant d'une centaine de couverts. » Mais sur place, la polémique fait rage. Des hôteliers briochins dénoncent une aide indirecte de 528.000 euros accordée par la Ville pour la concession du parking et votée en conseil municipal le 9 juillet.


Didier Ferré ne renoncera pas

Le P-dg du groupe rennais, qui doit faire face à un surcoût d'un million d'euros lié au désamiantage, a vite réagi : « Comme la municipalité, je ne m'attendais pas à ce que cette nouvelle convention pose autant de problèmes. Il faut bien comprendre que réhabiliter ce bâtiment me coûte globalement 33 % de plus qu'un hôtel neuf de capacités identiques. C'est une opération lourde et délicate à mener. Je ne m'en cache pas. J'étais partisan de le détruire. Aujourd'hui, il faut s'adapter aux contraintes nouvelles liées à la mérule et l'amiante, notamment abattre tous les planchers et butiner les murs en pierre à la main. » Didier Ferré ne renoncera pas : « Je suis un homme de parole donc je respecterai les engagements pris avec la Ville de Saint-Brieuc. Après, si certaines personnes sont jalouses et souhaitent prendre ma place, je la leur donne volontiers ! Je suis prêt à démarrer mais je suis également conscient du risque de recours, s'il y en a un. » Ses travaux débuteront « quand toutes les incertitudes seront levées. Au mieux à la rentrée de septembre. » Rendez-vous vraisemblablement en novembre pour connaître l'enseigne qu'aura choisie le franchisé Accor.

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