Sermaco : 2M€ investis dans une chaîne de broyage
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Sermaco : 2M€ investis dans une chaîne de broyage

Basée à la Ricamarie, Sermaco vient d'investir 2M€ dans une chaîne de broyage. Objectif? Valoriser ses déchets ultimes en les transformant en combustible de substitution pour les cimenteries.

Spécialisée dans la collecte, le tri, et la valorisation des déchets, Sermaco parvient à recycler 90% de ses déchets. «Les 10% restants sont des déchets dits ultimes que l'on n'avait pas d'autres choix jusqu'ici que d'enfouir», précise Fabrice Lardon, directeur commercial de la PME de la Ricamarie.




Un nouveau combustible pour les cimenteries

Désireux de donner une nouvelle vie à ses 7.500 tonnes annuelles de déchets ultimes, Sermaco vient d'investir 2M€ dans une chaîne de broyage. «L'investissement comprend également la construction d'un bâtiment de stockage entièrement confiné de 2.000 m³ dont 300m² au sol», précise Fabrice Lardon. Et de poursuivre: «Grâce à cet équipement, les 10% de déchets ultimes que l'on enfouissait, vont être broyés, nettoyés, affinés pour au final être transformés en combustible de substitution». Ces 7.500 tonnes de déchets transformés en 34.000 m³ de combustible de substitution seront ensuite vendues aux cimenteries de la région. «C'est la seule activité qui utilise des chaufferies adaptées à notre produit. Et puis, les stocks de farine animale commencent sérieusement à diminuer. Les cimenteries ont donc la volonté d'utiliser des combustibles de substitution plutôt que du pétrole brut», argumente Fabrice Lardon. Première entreprise de la région à s'équiper d'une chaîne de broyage pour valoriser les déchets ultimes, Sermaco boucle ainsi une stratégie de développement entamée en 2002 avec l'acquisition d'un centre de tri et poursuivit en 2008 avec un centre d'emballage.




+15% de CA sous 2 ans

«On boucle la boucle. À partir de décembre on sera totalement opérationnel. On pourra recycler 99% de nos déchets», commente Fabrice Lardon, qui compte sur cet avantage concurrentiel pour faire progresser son chiffre d'affaires de 15% sous deux ans. «Dans un premier temps, ce que je dépensais pour enfouir va me permettre de financer les 2M€ d'investissement», tempère-t-il. Et d'ajouter: «Cela étant, la chaîne de broyage a la capacité de broyer jusqu'à 15.000 tonnes par an alors que je n'ai que 7.500 tonnes à broyer. Je vais donc pouvoir proposer à des confrères de collecter leurs déchets ultimes sortis de leurs centres de tri». Un nouveau service qui pourrait bien à terme s'avérer lucratif.

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