Semosia : L'Angevin mise sur l'international
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Semosia : L'Angevin mise sur l'international

Métallurgie Le groupe angevin Semosia intensifie sa présence à l'international. Master Industrie multiplie les références à l'export, tandis qu'une cinquième entité, Kemeo, vient d'être créée aux Pays-Bas.

«J'ai toujours été persuadé que le développement de l'entreprise passerait par l'international», explique Philippe Hardouin, dirigeant du groupe angevin Semosia, qui s'est construit depuis 1995 à partir de S2C, spécialiste de la chaudronnerie industrielle (sous-traitance et projets clé en main pour l'assemblage ou le transport de tronçons d'avion).




Objectif: 50% à l'export

L'ensemble des cinq sociétés du groupe (S2C, Master Industrie, EMO, Semeo et Kemeo) accentuent actuellement leur présence au-delà des frontières. À l'image de Master Industrie. Le fabricant vendéen d'équipements de salles de spectacles (tribunes télescopiques et temporaires) réalise entre 15 et 20% de son activité à l'export. «L'objectif est d'atteindre les 45 à 50% dans les trois ans», annonce Philippe Hardouin. Alors que l'entreprise remporte des marchés d'envergure en France comme le stade de Lille ou encore le Louvre à Lens, par exemple, elle multiplie aussi les références en Scandinavie, Benelux, Moyen-Orient, Canada, Afrique du Nord... Elle vient notamment de livrer une tribune pour la salle polyvalente d'une plateforme pétrolière norvégienne fabriquée à Singapour. Depuis cinq ans, l'export s'est intensifié avec le recrutement d'un responsable, la création d'un réseau d'agents et la participation à des salons. Une autre embauche va intervenir dans les prochains mois. «J'étais convaincu que le marché français allait chuter de manière importante compte tenu de l'endettement des collectivités, explique Philippe Hardouin. Il y aura malgré tout toujours des projets liés à de grands événements sportifs ou culturels, sur lesquels il est important de se faire un nom.»




EMO présente dans 80 pays

Le pôle environnement du groupe Semosia est, lui aussi, très largement tourné vers l'international. EMO exporte depuis vingt ans «et c'est là toute sa force», commente Philippe Hardouin. Environ 70% des équipements fabriqués par le spécialiste du traitement des eaux usées et des boues sont destinés à l'étranger, dont 50% en direct et le reste via des groupes comme Veolia ou Suez. La société de 45 personnes installée à Rennes s'est forgée au fil des années un réseau d'une quarantaine d'agents et distributeurs à travers et monde. Elle est référencée dans 80 pays. EMO compte également deux filiales commerciales. Une au Mexique et une autre, depuis six mois, à Hong-Kong.





Semeo a, elle aussi, une vocation internationale. Installée depuis 18 mois à La Gravelle, en Mayenne, elle est complémentaire d'EMO, puisqu'elle assure de la prestation de service en allant traiter les boues directement dans les stations d'épuration ou les lagunes grâce à une unité mobile. Trois d'entre elles sont actuellement exploitées à Ryad, en Arabie Saoudite. Le pôle environnement est complété, depuis quatre mois, par Kemeo, installée à Hilversum, aux Pays-Bas. Elle propose des machines complémentaires à celles d'EMO, axées sur le marché industriel des boues.




Ouverture d'esprit

Le Groupe Semosia a forgé sa présence à l'international au fil des années. Les différentes entités s'enrichissent aujourd'hui de l'expérience et du réseau des autres. «L'export prend du temps, c'est un investissement, conçoit Philippe Hardouin, mais aujourd'hui, pour pérenniser, il n'y a pas d'autre alternative. Ça offre une ouverture d'esprit très intéressante. En France, on est beaucoup trop frileux.»

Groupe Semosia



(Angers) Dirigeant: Philippe Hardouin 170 salariés CA: 30millions d'euros Tél.: 02 41 43 81 23 www.semosia.com

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