Après deux ou trois ans de " trou d'air ", Sealock s'apprête à renouer avec la croissance en 2016. Le spécialiste des colles industrielles, basé à Sallaumines, vient même de consentir un investissement d'un million d'euros pour développer sa production de colle thermofusible en pastilles, ou " hot melt ". « On gagne en indépendance, jusque-là, pour ce type de produit, on avait recours à des sous-traitants » explique Jean-Marc Barki, qui a co-fondé Sealock en 1983. Le groupe compte aujourd'hui trois autres sites de production indépendants, en Angleterre, en Pologne et en Russie. Les colles chaudes représentent environ la moitié du chiffre d'affaires de la branche française, le reste étant réalisé sur les colles liquides.
Des efforts en R&D
Le fabricant, qui ne produit que des colles sans solvants, poursuit également ses efforts de R&D (représentant 20 % de l'effectif et 10 % du chiffre d'affaires) pour augmenter la part de composants biosourcés dans ses adhésifs. Avec une augmentation du chiffre d'affaires prévu de 10 % en 2016, à 5,5 millions d'euros contre 4,7 millions d'euros en 2015, Sealock parvient donc à se maintenir malgré un contexte délicat. « Certains de nos secteurs phare ont ralenti. L'imprimerie a beaucoup souffert, l'emballage a faibli, avec la montée du vrac et la suppression du suremballage », résume Jean-Marc Barki. « Le marché en France est atone. Les clients ne veulent prendre aucun risque, ils refusent de tester les produits, de former leurs salariés à de nouvelles techniques... L'environnement est très anxiogène. Il nous a fallu chercher ailleurs, c'est ça qui nous permet de rebondir. »
24 % à l'export
S'étant lancé « à fond sur l'export », Sealock réalise aujourd'hui 24 % de son chiffre d'affaires hors de France, contre 16 % il y a encore trois ans. « On vise surtout le marché européen, qui représente quand même 600 millions d'habitants. On compte beaucoup sur l'Allemagne, l'Italie, qui est un marché très négligé, alors qu'ils s'en sortent bien, l'Espagne et le Portugal qui repartent... Ça nous donne de quoi nous occuper ! », sourit Jean-Marc Barki. Un appel d'air qui permet à la rentabilité de Sealock de repartir aussi à la hausse, malgré des matières premières plus chères depuis l'an dernier. L'entreprise, qui compte 25 salariés, recommence à embaucher.
À Sallaumines, le spécialiste de la colle industrielle Sealock vient d'investir dans une machine pour assurer son indépendance sur le marché de la colle chaude.