SCoT du Pays de Rennes : Enfin révisé, bientôt appliqué, déjà décrié
# Commerce

SCoT du Pays de Rennes : Enfin révisé, bientôt appliqué, déjà décrié

Aménagement commercial La précédente Charte d'urbanisme commercial se terminait en 2012. Ce nouveau volet du SCoT prendra effet cette année.

Après presque deux ans de consultation et de débats, le projet de SCoT révisé a été arrêté en ce début d'année 2014. Alors que la précédente Charte d'urbanisme commercial (volet commerce du SCoT, qui régit la politique d'aménagement commercial du Pays de Rennes) datait de 2008, et devait prendre fin en 2012, il aura fallu du temps pour lui donner un nouvel élan. Pourtant, il s'agit d'un des volets principaux du Schéma de cohérence territoriale, car il concerne le commerce de détail, pourvoyeur de 19.000 emplois aujourd'hui sur le Pays de Rennes. Et qui continue d'en créer, si l'on en croit les ouvertures de magasins ces derniers mois, à Alma, Grand Quartier, Leclerc Saint-Grégoire notamment.




Cinq pôles majeurs

Avant de devenir une référence en 2015, pour les 76 communes du Pays de Rennes (+ 12 communes) la nouvelle mouture du SCoT est entrée dans une phase administrative (consultations diverses pour avis, pendant trois mois), qui sera suivie d'une enquête publique (un mois). Le volet commerce du SCoT (Document d'aménagement commercial) lui, prendra la forme d'un document unique en son genre : la Charte d'urbanisme commercial (intégrée au SCoT depuis 2009), qui planifie la stratégie de développement commercial. En résumé, elle identifie les fonctions (alimentaire, équipement...) et l'évolution qui sera donnée aux différents pôles commerciaux. Pour Rennes Métropole, la charte a trois objectifs : « priorité aux commerces de proximité et aux développements en centralité ; dosage équilibré entre rayonnement et proximité pour soutenir la modernisation des sites commerciaux majeurs ; développement équilibré et maîtrisé des pôles de bassin de vie. » D'autres territoires se méfient de la stratégie, par peur d'être mis de côté... Car à partir de 2015, le DAC va concrètement permettre de conforter le développement commercial des projets en cours, comme celui de Rive-Ouest. Il valide aussi la modernisation de certains sites majeurs, et la ré-industrialisation du site de la Barre-Thomas (Route de Lorient).




Sept enjeux

Le SCoT a également mis en avant plusieurs enjeux importants pour le commerce, à l'horizon 2020-2030. Le Pays de Rennes dispose d'un pôle majeur en centre-ville (1.750 commerces) et de cinq autres pôles de rayonnement (Alma, Nord Rocade, Rive Ouest, Sud Rocade Chantepie, Route du Meuble), complétés par cinq pôles de rayonnement moins large (Cap Malo, Village la Forme, La Gaîté, La Rigourdière, Cleunay). Premier enjeu : la marge de progression du e-commerce, très importante. Ensuite, le DAC devra être attentif à la qualité des sites, dont certains sont vieillissants et peu axés développement durable. Mais aussi maintenir le centre-ville comme « première centralité du territoire », « refaire des centralités des communes des lieux attractifs », « consolider quelques pôles commerciaux secondaires » pour en faire une alternative.




Le commerce de demain est dessiné et fait débat

Le tout en prenant en compte l'environnement et les problématiques d'énergie, mais aussi en étant attentif à la « déconnexion progressive entre les mètres carrés supplémentaires accordés et les emplois et rendements générés ». Le commerce de demain pourrait aussi voir l'apparition d'autres types de drives (bricolage...), de points de retrait (pour la culture, l'électrodomestique...) et la transformation des surfaces meubles en showrooms avec services. Ce SCoT fait débat. Quelques territoires comme le Pays de Châteaugiron appellent à la vigilance et réclament plus de libertés.

# Commerce