À l’occasion du sommet Choose France organisé à l’Élysée, le groupe français Schneider Electric (176 000 salariés, 38 Md€ de CA en 2024), expert de la transformation numérique, de la gestion de l’énergie et de l’automatisation, a annoncé un investissement de plus de 110 millions d’euros dans trois de ses sites de production en France. Objectif : accompagner la croissance des marchés du nucléaire, des réseaux électriques et des data centers en France et en Europe.
Nouvelle usine dans le Mâconnais
Le principal projet concerne la construction d’une nouvelle usine à Mâcon, en Saône-et-Loire. Le site atteindra 40 000 m² (contre 26 000 m² actuellement) et sera dédié à la conception, la personnalisation, l’assemblage et le test de tableaux moyenne tension. Ces équipements, assemblés à partir de composants venus d’autres usines du groupe, seront adaptés aux besoins spécifiques des clients.
Extensions en Bretagne et en Ardèche
Des extensions de sites sont également prévues par le géant industriel. C’est le cas à Chartres-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine, établissement spécialisé dans la fabrication et les tests de tableaux électriques basse tension Okken. Le site breton bénéficiera d’une extension de 5 600 m², "augmentant de près de 50 % la superficie de l’usine" informe Schneider Electric.
À plusieurs centaines de kilomètres de là, c’est à Aubenas, en Ardèche, que Schneider Electric finira de consommer son enveloppe. L’entreprise anticipe une extension de 1 500 m² de l’usine actuelle qui a pour vocation la production d’interrupteurs et de disjoncteurs moyenne tension.
Les trois sites, aux expertises complémentaires, pourront fournir ensemble des architectures électriques complètes, répondant aux exigences de secteurs critiques tels que le nucléaire, la marine ou les centres de données.
150 emplois créés à terme
Ces investissements, finalisés d’ici 2027, permettront la création d’environ 150 emplois (production, câblage, contrôle, gestion de projet…). Ils s’inscrivent dans la stratégie environnementale de Schneider Electric, qui vise le zéro émission nette d’ici 2030 sur l’ensemble de ses opérations.