La Ruche numérique du Mans souffle sa première bougie ce mois-ci et se trouve déjà à l'étroit. Dix entreprises se répartissent en effet les douze bureaux de ce lieu d'accueil des acteurs du numérique en Sarthe. Ainsi, d'ici à l'été, la pépinière va doubler sa surface avec l'ouverture d'un open-space, dédié aux porteurs de projets. La Ruche continuera néanmoins d'accueillir de nouvelles entreprises en incubation dans les locaux de Le Mans Développement, qui dispose également d'une pépinière dans le même immeuble.
Structurer la filière
Portée par la CCI sarthoise, la Ruche a pour vocation de structurer la filière numérique locale. Pour cela, elle s'appuie sur l'implication des communautés du numérique. Une quarantaine de co-workers fréquentent ainsi l'espace qui leur est consacré, le club d'entreprise du numérique Objectif Digital y tient également ses réunions, et quatre autres associations y sont hébergées. « À partir de ces communautés, nous voulons constituer de futurs clusters locaux réunissant un cercle d'entreprises et des acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche », souligne Loïc Richer, responsable du développement numérique à la CCI du Mans et de la Sarthe. Des groupes de travail ont déjà été constitués autour de la traduction instantanée, de la reconnaissance vocale, du e-learning et de la sécurité des systèmes informatiques.
Le Mans, futur Quartier du numérique ?
Pour accompagner cette montée en puissance, la Ruche numérique va répondre à l'appel à projet French Tech. Lancé par la Ministre déléguée à l'économie numérique Fleur Pellerin, il vise à mettre en réseau les quartiers spécialisés dans le numérique des métropoles nationales pour en faire des places fortes capables de jouer à l'international. « Certes French Tech est bâti pour les grandes villes, mais nous tentons notre chance. Tout l'écosystème de la filière numérique locale est concentré sur le quartier de Novaxis. Nous allons donc donner un grand coup d'accélérateur. » Pour obtenir sa labellisation, la Ruche candidate en mettant en avant le développement d'une filière dédiée au traitement de la parole. Pour cela, elle se repose sur le Laboratoire d'informatique de l'Université du Maine (LIUM) et sur des start-up mancelles spécialisées dans le traitement de la voix comme Telecopolis ou Voxolab. « Nous voulons aussi mobiliser les grandes entreprises du quartier comme MMA et ST Ericsson, ainsi que des start-up comme Mesmateriaux.com », ajoute Loïc Richer. Les contacts sont en cours.
La pépinière d'entreprises du numérique du Mans va s'agrandir d'ici à cet été. Parallèlement, la Ruche numérique est candidate à l'appel à projet French Tech.