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Rivétoile et Aubette : Toujours en quête de clientèle
Strasbourg # Commerce

Rivétoile et Aubette : Toujours en quête de clientèle

Sept et huit mois après leur ouverture, les deux nouveaux centres commerciaux de Strasbourg sont en deçà de leurs objectifs de fréquentation.

Rivétoile s'est fixé une fourchette: entre 120 et 170M€ de chiffre d'affaires par an. «Nous serons entre les deux», prévoit le directeur du centre, Jean-Philippe Pelou-Daniel. Une prévision quelque peu paradoxale puisque la fréquentation est moindre que celle qui était attendue de janvier à mars. Passé l'effet de nouveauté et les 550.000 visiteurs d'octobre, la fréquentation s'est stabilisée autour de 400.000 clients par mois. Insuffisant pour parvenir aux 6 à 7millions de visites annuelles attendues. L'hypermarché Leclerc joue son rôle moteur: 100 à 120.000 clients y sont enregistrés chaque mois. En deçà toutefois de ce qui était espéré, tout comme le CA. Pour Jean-Philippe Pelou-Daniel, la non-gratuité du parking Étoile a été l'un des principaux freins à la fréquentation. Une offre 3h de parking gratuit à partir de 20€ d'achat est d'ailleurs financée par Unibail-Rodamco en 2009. À l'Aubette, où l'on attend 25M€ de CA par an, 1,3million de visiteurs est passé entre septembre et mars. «Nous sommes dans les prévisions, même si tous les magasins ne marchent pas de la même façon», se contente de dire Carole Escudero, directrice de la galerie.




Trop tôt pour le bilan

L'Aubette et Rivétoile n'ont pas achevé de s'inscrire dans le paysage commercial et les habitudes de consommation. Pour Carole Escudero, «il est trop tôt pour tirer un vrai bilan. Un centre a besoin d'un à trois ans pour atteindre sa vitesse de croisière». De plus, dans un contexte de crise, «ce moment peut être retardé», analyse Pierre Bardet, président des Vitrines de Strasbourg. «Un nouveau coeur de ville a été créé; il faudra du temps pour l'animer. Chez nous, le matin, il n'y a personne, car le quartier n'est pas encore vivant», fait valoir Jean Ferry, le président du Leclerc. Pour relancer la fréquentation, les deux enseignes vont multiplier les opérations de marketing. Rivétoile compte aussi sur l'arrivée des salariés de la Caisse d'Épargne, qui rejoindra son nouveau siège au premier étage avant la fin du semestre. Côté logement, seuls 50% seraient occupés pour le moment, selon le directeur du centre. Les beaux jours sont attendus avec impatience: depuis le 1eravril, les cinq bars et restaurants du Rivétoile ont sorti leurs terrasses. «Nous allons enfin pouvoir animer les bords de la darse, faire vivre le quartier», se félicite Jean-Philippe Pelou-Daniel. Le directeur veut aussi couper court à la rumeur: «aucune enseigne ne veut aujourd'hui quitter Rivétoile».

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