«Nous avons décidé de prendre un virage dans le développement de notre réseau. Vu sa taille (200 experts), nous ne pouvons plus fonctionner sans obligation de résultats. Nous allons passer d'une franchise semi-libérale à une franchise traditionnelle», annonce Lionel Valdan, co-dirigeant de Rivalis. Deux statuts d'expert cohabiteront: les anciens conserveront leur statut de partenaires, les nouveaux endosseront celui de franchisés. Cette nouvelle organisation sera mise en place en septembre prochain. Quatre postes d'animateurs réseau sont également en cours de recrutement. «L'objectif est d'amener une dynamique. Nous sommes en phase d'accélération», indique Lionel Valdan.
Un plan quinquennal ambitieux
Le groupe affiche une bonne santé et s'est fixé des objectifs ambitieux dans les cinq ans à venir. En 2009, il a réalisé un chiffre d'affaires de 2,7millions d'euros, en progression de 13% par rapport à 2008. Cette année, il vise les 3,3millions d'euros et ambitionne de multiplier ce chiffre par dix d'ici à cinq ans. Toujours dans cette période, l'objectif est de passer de 2.500 à 25.000 clients. Pour y parvenir, Rivalis a mis les moyens nécessaires. Outre sa nouvelle organisation en franchise «traditionnelle», le réseau se voit enrichi de conseillers commerciaux. Ces indépendants achèteront la carte Rivalis et toucheront une commission de l'expert dont ils seront associés ou salariés, à chaque fois qu'ils signeront un contrat. «L'objectif est d'atteindre 1.000 conseillers commerciaux dans les deux prochaines années», prévient Lionel Valdan.
Six accords cadres en 2010
Pour accélérer son développement, Rivalis a également adopté une stratégie de partenariats. Fin 2009, un directeur commercial a été embauché. Il a pour mission de développer des accords cadres et des partenariats avec des acteurs clés de la vie de l'entreprise. L'objectif fixé cette année est d'atteindre six accords cadres. Deux ont déjà été signés: avec Comptanoo, éditeur de logiciels de comptabilité en ligne et avec Illico Travaux, premier réseau national de courtage en travaux. Ces deux accords ont démarré en février dernier. Un troisième pourrait voir le jour avec l'un des trois plus gros cabinets d'experts comptables français. Si les tests en cours s'avèrent concluants, le rapprochement pourrait se concrétiser le mois prochain. «Si nous signons cet accord, cela nous donnera un blanc-seing pour montrer que nous ne sommes pas concurrents mais partenaires des experts-comptables», conclut le co-dirigeant.
Le groupe colmarien spécialiste de l'aide à la gestion pour les petites entreprises accélère son développement. Il multiplie les partenariats et va amener son réseau vers des obligations de résultats.