Rhenovia Pharma a levé cet été 390.000euros auprès de partenaires régionaux. Trois groupes d'investisseurs ont rejoint la société: Alsace Business Angels par le biais des fonds propres de ses membres et par le fonds d'investissement ABA Invest SAS, deux entrepreneurs (un français et un suisse) et la Sodiv, fonds d'investissement pour le développement économique de la région alsacienne, qui a converti un prêt en capitaux propres. «Cela paraît peu 390.000euros, mais pour nous, c'est stratégique de trouver des financeurs à ce stade du développement de l'entreprise», avoue le Dr. Serge Bischoff, P-dg et cofondateur de l'entreprise. Rhenovia Pharma développe une plateforme logicielle de simulation des mécanismes du cerveau destinée à développer et optimiser les médicaments pour la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies du cerveau. Son capital social s'élève à 165.000euros. Il est détenu à 80,98% par les membres de l'équipe, à 2,36% par l'université de Californie du Sud et le reste par les investisseurs.
Lever 2M€ en 2011
«La levée de fonds nous permet de sécuriser l'entreprise pendant au moins deux ans et de passer à l'étape supérieure de son développement », prévient Serge Bischoff. Après une large campagne de presse et la signature en début d'année d'un contrat de 450.000euros sur quatre ans avec l'Institut national américain de la santé et l'université de Californie du Sud, l'entreprise a pris une dimension internationale. Elle envisage un plan de recrutement pour passer de 9 à 12 personnes d'ici début 2010 (en fonction des contrats signés). Elle entrevoit également une diversification de ses marchés vers les instituts, les fondations, les entreprises fabricantes de médicaments génériques, l'agroalimentaire et l'agriculture. Car la plateforme logicielle permet de comprendre la neurotoxicité et donc d'aborder le marché des produits alimentaires et des sols agricoles éventuellement contaminés par des toxiques (insecticides, pesticides). Rhenovia Pharma a déjà prévu sur sa feuille de route une deuxième levée de fonds en 2011, cette fois de 2millions d'euros. «Nous avons la potentialité d'atteindre un effectif de 50 personnes dans trois ou quatre ans. Mais cela suppose qu'on soit bien implanté à tous les niveaux: régional, national et international», explique le P-dg.
La start-up mulhousienne renforce sa position financière lors d'un premier tour de table auprès de business angels.