Les créateurs
Annelise Leduc-Chouan, fille de menuisier, est chef d'entreprise depuis plus de quinze ans. Elle a notamment géré pendant dix ans des magasins de décoration en région rennaise. Jean-Edouard Guillou, lui, a un parcours de plus de dix ans dans le domaine commercial, où il était spécialisé notamment dans l'agencement de pharmacies et bureaux de tabac. Ils se sont rencontrés grâce au père d'Annelise. « Pour lui, il y avait beaucoup de choses à créer sur la résine de synthèse, que les menuisiers travaillent très peu, mais qui a un gros potentiel », raconte Annelise Leduc-Chouan. Sa complémentarité avec le parcours de Jean-Edouard Guillou est un déclic : ils lancent RésiForm en février 2016.
Le projet
Ils investissent alors 80 000 euros dans l'achat de deux machines (dont un four et une scie à format), de consommables, d'outils et de petit électroportatif. La production est lancée en avril. « Le travail de la résine de synthèse est similaire à la création pure de menuiserie. Il a ce côté sur-mesure qui n'est pas rébarbatif », souligne la dirigeante. Il s'agit en effet d'une matière qui peut être modelée à l'infini. « Nous sommes des transformateurs, faisons de la finition, précise son associé. La résine, c'est un mélange de poussière de pierre de bauxite, d'acrylique et de pigment de couleur. Nous l'achetons par plaques, que nous transformons ensuite, en la chauffant, en collant différentes parties, dont les joints ne se voient pas ».
Les atouts
La matière a des propriétés antibactériennes, ce qui lui permet d'être utilisée dans les univers de la restauration, de l'agroalimentaire, du médical, etc. Elle est, de plus, très en vogue et se positionne sur du moyen-haut de gamme. Résiform propose ainsi son savoir-faire à des menuisiers-agenceurs, architectes d'intérieur... « Nous voulons que RésiForm devienne un déclic pour eux. Notre atout, c'est le travail de finition ». Il sort de l'atelier aussi bien des plans de travail pour la restauration, que des tables basses, bureaux, mobilier pour salon d'esthétique de luxe, logos d'entreprises... La résine peut aussi être incrustée dans d'autres matières, comme le bois.
Les perspectives
« Face à la concurrence, notre objectif est de miser sur la créativité, nous voulons nous spécialiser dans l'objet unique », indique Annelise Leduc-Chouan. Dès le premier exercice, RésiForm envisage d'atteindre 300 000 € de CA, et d'être rentable ! Ensuite, l'entreprise vise les 20 % de croissance par an, avec un marché qui sera national et international d'ici cinq à dix ans. Pour se faire connaître, RésiForm part maintenant en salon. L'entreprise sera notamment sur Architecte@Work les 1e r et 2 décembre à Nantes.