Réseau social : Et si c'était la solution pour mon entreprise?
# Réseaux d'accompagnement

Réseau social : Et si c'était la solution pour mon entreprise?

Créer une dynamique dans son entreprise grâce à un réseau social et au web 2.0. Une bonne idée qui n'est pas des plus simples à mettre en place.

Les réseaux sociaux intéressent de plus en plus les entreprises. Face à cette tendance, l'association bretonne Granit* a organisé le mois dernier à Ker Lann une vespérale sur ce thème. L'occasion pour Yves Sanquer, du groupe CMB Arkea, de partager son expérience en la matière. En charge du développement durable pour le groupe bancaire, ce dernier s'est dit qu'une communauté autour de cette thématique pourrait être constituée grâce au web 2.0. Objectif: faire remonter des idées pour le groupe. Pendant six mois, en 2008, il a donc testé gratuitement une plate-forme de l'éditeur anglais Bluekiwi. Une période riche d'enseignements.




Un bide au départ

«Ma première idée était de faire venir dans la communauté l'ensemble des responsables de service du groupe. Ça a été un bide, explique Yves Sanquer. Ils n'étaient intéressés ni par le développement durable, ni par le réseau social». Le porteur du projet décide alors de changer de méthode. Il constitue un premier noyau dur avec la responsable de la documentation et veille et le responsable intranet. Deux personnes directement concernées par le développement durable dans leurs fonctions. «Ensuite, on en a trouvé quelques-uns, à l'informatique, qui étaient également intéressés, poursuit Yves Sanquer. On était donc 15 à 20. Et puis au bout de trois semaines, plutôt que de rechercher des hiérarchiques, on est allé trouver des salariés du groupe que le développement durable passionne. Progressivement, on a créé un buzz. Et au bout de trois mois, on avait une centaine de personnes avec un noyau dur de 10 à 15 vraiment actifs. Et puis on est passé à 200, 300, 400...» Premier enseignement: invités à rentrer dans la communauté, les dirigeants de l'époque (qui ont changé depuis avec l'arrivée de Jean-Pierre Denis) n'ont pas osé écrire sur le réseau. Peut-être une question de génération. Au final, Yves Sanquer retire plusieurs avantages du réseau social. D'abord, une organisation renforcée. «Aujourd'hui, dans une entreprise, les documents sont dans les bureaux de chacun. Là, c'est comme si on avait tout mis dans une seule pièce.» Ensuite, la révélation de certaines compétences. «On a découvert dans l'entreprise des talents cachés». Des salariés qui habituellement ne font pas de bruit en réunion ont tout à coup montré leurs véritables aptitudes grâce à l'écrit.




«Quel boulot!»

Côté inconvénients, au niveau opérationnel, «quel boulot!», fait remarquer le responsable développement durable. «Animer, envoyer des articles, faire la synthèse, hiérarchiser, ça posait de vrais problèmes». Au bout de six mois, le CMB a arrêté son test. Pour le prolonger, chacun des membres de la communauté aurait dû dépenser 80euros par an. «C'était inimaginable, relève Yves Sanquer. Il fallait donc passer le bébé à l'entreprise». Or, le CMB/Arkea était en période de réorganisation. Le sujet a donc été mis au placard. Mais, sous l'impulsion de Jean-Pierre Denis, il revient aujourd'hui sur le devant de la scène. Une communauté du Top Management vient ainsi d'être créée. De quoi partager toujours plus les informations et optimiser les prises de décision.




* Granit est une association des professionnels du secteur des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) de la région rennaise. www.granit.org

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