Maudit le Cambrésis? Les acteurs locaux réfutent ce terme, trop fort à leur goût. Eux qui ont décidé de «s'unir pour ne pas subir» au sein d'un collectif. Pour certains détracteurs, «il fallait réagir plus tôt» et le maire de Cambrai François-Xavier Villain paierait des contours politiques flous (sans étiquette mais investi par l'UMP et apparenté UDI). Il n'empêche: Cambrai a vécu une rentrée noire. Canal Seine-Nord remis en cause, mais aussi fermeture de la BA103, annulation de sa compensation avec 220emplois promis par l'Etat, arrêt définitif de la production de l'usine Doux de Graincourt-lès-Havrincourt (250emplois perdus). Sans compter la fin programmée (et moins ébruitée) au 31décembre prochain des exonérations fiscales liées à la Zone de restructuration Défense (ZRD), facteur d'attractivité pour les entreprises, alors que les zones franches urbaines ont été prolongées jusqu'en décembre 2014. «Ce serait encore un coup de semonce», s'attriste Bernard Lauverjat, directeur de Cambrésis Développement Economique (CDE).
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Stop! Sur le Salon Créer, le mois dernier, le Cambrésis a pris les devants. Aux côtés de cette cellule chargée de séduire les investisseurs extérieurs, des élus ont tenu un stand remarqué, plus grand qu'à l'habitude, t-shirt vert pétant sur le dos estampillé «un max d'aides et d'exo, créez en Cambrésis». Rester positif est le mot d'ordre! «Si nous sommes là, c'est pour montrer que nous restons attractifs sur tout le territoire et qu'on ne baisse pas les bras. On y croit !», s'exclame Maryvonne Ringeval, maire de Raillencourt-Sainte-Olle, où s'étend l'Actipôle de l'A2, zone phare où Fleury Michon ouvre cet automne et 3M réinvestit. Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles.
G.B.