Rennes
Rennes : Le Technicentre SNCF sur de bons rails
Rennes # Industrie # Investissement

Rennes : Le Technicentre SNCF sur de bons rails

À Saint-Jacques de la Lande, sur la zone de Mivoie, le nouveau Technicentre de la SNCF atteint sa vitesse de croisière. Ici, 60 M€ de business sont réalisés avec la SNCF, principal client, mais pas seulement... Ce pôle d'expertise en freinage s'ouvre aux diversifications.

Le Technicentre rennais inauguré fin avril par le P-dg de la SNCF Louis Gallois est l'un des dix pôles industriels d'expertise du groupe en France. Ici, 25 millions d'euros viennent d'être investis pour construire ce site de toutes pièces : un fait historique de mémoire d'agent SNCF - ils sont 450 à travailler sur place -. Rennes est même « le » centre d'excellence en matière de freinage : freins, relais électriques, motopompes à huile, inverseurs et depuis peu freinage hydraulique.

Expertises et marchés élargis
« Nous nous sommes lancés dans cette compétence de freinage hydraulique depuis 2011, notamment pour les métros, tramways, tram-trains... », explique Jean-Paul Gomaris, directeur de l'établissement breton. Une source de diversification qui lui permet d'élargir son portefeuille de clients. Car la SNCF, bien que principal commanditaire, n'est plus le seul client. D'autres comptes apparaissent comme Transdev, Keolis, etc. Le Technicentre rennais vient, par exemple, de décrocher un marché pour les centrales hydrauliques du métro de Lille (Keolis). Cette commande occupe trois agents pendant un an. En plein essor, les transports urbains quels qu'ils soient, intéressent de près le Technicentre qui possède son propre laboratoire de métrologie (accrédité Cofrac), un pôle ingénierie de 15 personnes... Il conçoit également ses propres bancs d'essais.

Un site industriel du XXIe siècle
L'intérêt du nouveau Technicentre est d'avoir regroupé sur un site industriel HQE ultramoderne, digitalisé et compact de 3,5 hectares (dont 2 ha couverts organisés autour d'une halle modulaire) des activités autrefois éparpillées sur 7,5 hectares autour de la gare devenus inadaptés en milieu urbain. « Nous avons énormément investi dans le process et la fluidité. Avant, un flux de pièce faisait 1,2 km ; aujourd'hui, c'est 200 mètres ! », souligne Jean-Paul Gomaris qui s'intéresse désormais de près à l'impression 3D pour ses moules. Son centre utilise en effet beaucoup d'élastomères et y aurait un intérêt en terme de gains de productivité. « C'est un sujet que nous sommes en train d'explorer... » Mais sans doute pas jusqu'à se doter de l'outil 3D en lui-même.

Une part d'export
Le Technicentre de Rennes rayonne même un peu à l'international. Il a ainsi travaillé pour la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib), à la réparation de panneaux de freins pour le TGV coréen... « Nous démarchons actuellement en Angleterre », confie Jean-Paul Gomaris. Cette diversification, encore marginale certes, doit s'accélérer. Il s'agit d'un « enjeu », selon le directeur rennais.

150.000 pièces par an
À Rennes, transitent chaque année quelque 150.000 pièces, représentant un camion par jour (les pièces arrivent et repartent par la route). Ce pôle breton est aussi le plus gros producteur industriel des Technicentres en France. Pour la modernisation de ses deux prochains Technicentres en banlieue lyonnaise et en région parisienne, la SNCF s'inspirera de l'expérience rennaise.

Technicentre SNCF
(Saint-Jacques de la Lande) Directeur : Jean-Paul Gomaris 450 salariés CA : 60 M€ 02 57 51 60 11

Rennes # Industrie # Investissement