Le budget primitif 2018 de la Région Auvergne-Rhône-Alpes présenté en fin novembre en Assemblée plénière respecte le cap fixé par le président (LR) Laurent Wauquiez dans son plan de mandat.
Côté investissements, le budget 2018 affichera selon Etienne Blanc, vice-président en charge du budget et des finances "une reprise très significative, supérieure au milliard d'euros" (982 M€ en 2017 NDLR). Pour mémoire, le président d'Auvergne-Rhône-Alpes s'est engagé à investir 4 milliards d'euros sur la période 2016-2020.
Quatre secteurs sont présentés comme "prioritaires" en 2018 : l'emploi et l'économie à qui la Région attribue 9 millions d'euros, le soutien aux territoires (via les communes) qui percevront 10 millions d'euros. Les lycées pèsent pour 14 millions d'euros dans les dépenses d'investissement, quand la sécurité, martingale de Laurent Wauquiez, absorbe 20 millions d'euros de budget d'investissement.
"90 millions captés indûment par l'Etat"
Côté budget de fonctionnement, la collectivité régionale respecte ses objectifs. Après 130 millions d’euros d'économie réalisés durant la première année de mandat (2016), puis 75 millions en 2017, Auvergne-Rhône-Alpes promet de réduire de 50 millions d'euros ses frais de fonctionnement en 2018. " Mais tous nos efforts de diminution de la dépense publique sont ponctionnés par l'État qui capte indûment 90 millions cette année" dénonce Laurent Wauquiez.
Dans un rapport sur les finances publiques locales publié en octobre dernier, la Cour des comptes avait salué les efforts d'Auvergne Rhône-Alpes qui a, depuis le 1er janvier 2016, diminué ses dépenses de fonctionnement de -5,9%. Une opération réalisée, souligne la Cour, par "une diminution de la masse salariale du personnel non titulaire ainsi que par la baisse (de 8%) des subventions de fonctionnement versées".