REB : Les défis bretons
# Réseaux d'accompagnement

REB : Les défis bretons

Le nouveau président du Réseau Entreprendre Bretagne, le dirigeant rennais Nicolas Frappier a tracé sa feuille de route. Dans la région, les défis sont nombreux...

À peine élu à la tête du Réseau Entreprendre Bretagne, Nicolas Frappier fixe le cap de son mandat. Dirigeant de l'agence de communication rennaise Concept Image d'une dizaine de salariés, il sait que communiquer est essentiel pour le réseau d'accompagnement de chefs d'entreprise, et surtout à travers les nouveaux médias. Ce sera l'une de ses priorités, pour « plus de visibilité, le réseau a une légitimité sans comparaison dans l'accompagnemen.t »




Étendre, féminiser, rajeunir Parmi les autres défis qui l'attendent figure notamment le développement géographique du réseau en Bretagne. « Il y a encore des zones blanches. Nous ne sommes pas très présent à Vitré, peu à Redon, etc. » Nicolas Frappier va également veiller au renouvellement des membres, au nombre de 320 à ce jour (+ 12 % par rapport à 2012) : « Il faut que l'on féminise davantage le réseau. » Abaisser la moyenne d'âge fait aussi partie des enjeux de l'association. Le président y contribue.

Croissance

Par ailleurs, il mise sur le nouveau groupe Croissance qui doit faire émerger des PME de plus de 50 salariés, voire des ETI. « Je crois beaucoup à ce programme fait pour des entrepreneurs qui ont de l'ambition pour eux-mêmes. » De même, une catégorie « membres d'avenir » a été créée pour permettre de poursuivre l'accompagnement au-delà des deux premières années d'usage. Sachant que la moitié des lauréats se réinvestisse personnellement dans l'association, il y a aussi du travail sur ce point. »

Un début d'année « intense »
Au Réseau Entreprendre Bretagne, le début d'année a été intense. En juillet, le cap des 30 lauréats a été passé, alors que sur toute l'année 2014, elles étaient 39 entreprises représentant 47 lauréats, pour 400 emplois créés ou sauvegardés (+ 5 % par rapport à 2013 et + 22 % vs 2012). Sans doute un signe que l'activité repart... Depuis l'origine en 2003, l'association compte 400 lauréats en Bretagne, pour 7,2 millions d'euros de prêts d'honneur engagés. Les pertes brutes s'élèvent à 7 % (ramenées à 3 % en net grâce à la contre-garantie de Bpifrance). De nouveaux apports au fonds de prêts d'honneur viennent d'être activés : 400 K? débloqués pour le dispositif Phar et provenant de l'ex-Société de Développement Régional SDR (après extinction d'un contentieux lié à sa liquidation), mais aussi 200 K? de la Société Générale et 100 K? du CIC.

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