RPS Espagne va voir le jour. Sa maison mère Radio pharmacy services (RPS), qui vient tout juste de s'installer sur 360m² de bureaux à Guidel, va embaucher un salarié à Saragosse, dans le nord du pays. «En 2009, nous couvrions sept sites», explique Richard Freeman, président. «Fin 2010, nous en compterons quatorze, dont trois en Espagne. Avec le transport et la main-d'oeuvre, notre marge sera moins élevée mais en 2012, on y gagnera de l'argent.» Un peu partout en France, à Nîmes, Sarcelles, Vandoeuvre-lès-Nancy et même à La Réunion, RPS répare des cyclotrons. Ces accélérateurs de particules fabriquent du fluorodéoxyglucose, une substance utilisée pour détecter les tumeurs dans le corps humain. L'avantage du cyclotron par rapport à un scanner, c'est qu'il offre une photographie beaucoup plus nette et lisible au médecin, dont l'expertise en matière anatomique reste néanmoins indispensable.
2.000 € l'examen
L'examen, efficace à 98%, n'est pas remboursé par la sécurité sociale et coûte encore 2.000 €. Malgré ce tarif prohibitif, la demande est réelle. RPS a d'ailleurs triplé son excédent brut d'exploitation entre2007 et2008. «Je suis de la vieille école, j'ai toujours besoin d'une marge à deux chiffres», remarque Richard Freeman. Avant de créer sa propre structure fin 2006, l'américain a longtemps travaillé chez General Electric, qui, en tant que fabricant des cyclotrons, représente aujourd'hui 90% de son chiffre d'affaires. Sur son créneau de sous-traitant, RPS ne compte qu'un seul homologue mondial, le Californien Caroll & Ramsay Associates. Les autres protagonistes du marché sont les fabricants eux-mêmes, avec trois acteurs majeurs: IBA, Siemens, General Electric. Et deux plus petits, un italien et un canadien. «En 2008, General Electric a vendu son premier système. En 2009, les ventes ont explosé, à Amiens, Lyon, Toulouse qui est en cours d'installation, Rennes, bientôt Vannes ? », énumère Richard Freeman. Le fondateur est aujourd'hui majoritaire dans le capital de RPS, à plus de 50%, suivi par Danielle Freeman et leurs trois enfants.
Fonds propres
sécurisés
Pour financer ses locaux de Guidel (250.000 € d'investissement), Richard Freeman a choisi de travailler avec les banques, essentiellement avec le Crédit Agricole. Malgré de confortables fonds propres (173.000 € en 2008). «Il faut travailler en confiance avec les banques», remarque l'entrepreneur. «Si je ne collabore pas avec elles lorsque les choses vont bien, ce sera plus difficile si les affaires se dégradent...» Signalons que le couple Freeman a fait appel à GE Money Bank pour sa voiture. RPS a même été contacté, pour son fonds de roulement, par cet établissement bancaire filiale de son principal client!
Développement soutenu pour le réparateur de détecteur de cancers RPS.