Faire de son siège social un vecteur de communication de son engagement dans le développement durable. François-Xavier Moutel, le P-dg d'Abalone a franchi le pas. Avec efficacité: chaque automobiliste s'engageant sur la voie rapide entre Nantes et Vannes ne peut manquer le QG de cette société d'intérim, bardé de panneaux solaires et entouré d'éoliennes, dont la moitié est située sur son toit. Et encore, impossible alors de deviner que le bâtiment abrite également une pile à hydrogène et un puit canadien. Tout un arsenal destiné à rendre le bâtiment autonome sur le plan énergétique. Grâce à cet édifice, Abalone fait le ?buzz? à Nantes et a été distinguée par plusieurs prix couronnant sa démarche. De quoi offrir à l'entreprise une vraie crédibilité verte. Reste à savoir si Abalone n'en a pas trop fait dans la valorisation de cet engagement, qui était notamment passé par l'embauche d'un chargé de communication entièrement dédié à cette mission. «Au vu du surcoût lié à la construction d'un tel édifice (NDLR: il a coûté 4,3M€ pour une surface de 1.320m²), Abalone pouvait se permettre d'en faire encore plus en terme de communication», juge, définitif, un consultant en développement durable.
Lieu ouvert
Cerise sur le gâteau, l'entreprise souhaite partager son aventure et les technologies qu'elle a utilisées pour la mener à bien. Elle ouvre ainsi ses portes à d'autres entrepreneurs qui aimeraient s'inspirer de son initiative et n'a souhaité déposer aucun brevet.