Le Mans
Publicité : Haro sur les panneaux dans l'agglomération mancelle
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Publicité : Haro sur les panneaux dans l'agglomération mancelle

La ville du Mans va changer les règles d'implantation des panneaux publicitaires. Objectif : réduire la pollution visuelle. Le chantier commence fin janvier.

«Bien sûr qu'une ville serait plus belle sans aucun panneau de publicité», reconnaît Éric Brillant, le directeur d'Auchan, dans la zone commerciale nord. «Mais si on retire tous les panneaux publicitaires, quelle sera la conséquence sur l'emploi? Sur les entreprises qui fabriquent les enseignes?». Le directeur de l'hypermarché est aussi l'un des annonceurs les plus présents sur la ville. Des pancartes qui, parfois, gâchent le paysage. Voilà pourquoi la municipalité va modifier son règlement de publicité, qui date de 1985. C'est le collectif anti-pub duMans qui a levé le lièvre, en novembre. Appel entendu: la municipalité compte réduire le nombre de pancartes dans la ville et dans l'agglomération.




Secteurs interdits

La publicité est déjà interdite dans plusieurs secteurs: le Vieux Mans, la route de Laval, le boulevard Saint-Michel vers Coulaines et la route de Degré. Sur le quai Louis-Blanc, une partie des bords de Sarthe et les secteurs du jardin des plantes et du parc Tessé, elle est restreinte. Mais le règlement, vieux de 27 ans, ne prend pas en compte les écrans plasma. «Six écrans vidéos sont installés auMans, précise Maryse Berger, première adjointe (PG) à l'urbanisme. Deux sont en cours d'autorisation.» Ce sont ces panneaux qui irritent les anti-pub. Bernard Warain, le président de la CCI duMans et de la Sarthe, les trouve modernes et efficaces. «On n'est pas à Las Vegas, mais sans ça, la ville paraît ringarde, souffle-t-il. Vivons avec notre temps!» Même avis pour Éric Brillant. La ville ne compte pas interdire ces écrans, mais ils pourraient remplacer plusieurs panneaux traditionnels. «On pourrait aussi compenser avec plus de pub sur les abribus», imagine le patron d'Auchan.




18 mois à 2 ans de procédure

Dans le collimateur de la ville, les pancartes en plein champ, comme sur la route de Tours, avant Family Village. Ou à l'entrée de Béner. «Les petits panneaux sont disgracieux et peu efficaces, reconnaît Éric Brillant, qui réclame une véritable concertation. En revanche, les grands, les 4 par 3, sont très performants. Je suis pour un cahier des charges qualitatif.» Bernard Warain est sur la même ligne. «Il faut harmoniser les règles.» «Nous ferons un inventaire complet des panneaux, précise Maryse Berger. Puis nous réunirons afficheurs, commerçants et habitants.» L'opération, aussi contraignante qu'un PLU, prendra 18 mois à 2 ans. Première étape, l'adoption d'une délibération au conseil municipal du 31janvier. Les panneaux ont encore un peu de répit.

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