Les trésoreries dans l'industrie se sont améliorées par rapport au début de l'année. Mais leur niveau est encore assez éloigné de la situation des années précédentes dans la région, d'après les chiffres de la Banque de France pour le troisième trimestre. La baisse des dépenses d'investissement s'est ralentie par rapport aux deux premiers trimestres de l'année. Les résultats bruts d'exploitation ont baissé mais moins sensiblement que lors des deux trimestres précédents. L'activité dans la construction s'est maintenue en raison de l'amélioration enregistrée dans le bâtiment. Les carnets sont restés stables mais à un niveau jugé insuffisant. En revanche, les prévisions pour le prochain trimestre sont orientées à la hausse, tant dans le bâtiment que dans les travaux publics, dynamisés par les plans de relance locaux. Comparé au Haut-Rhin, le Bas-Rhin possède des atouts, dont le maillage d'entreprises internationales et de petites PME, qui lui permettent d'amortir les effets de la crise.
Si les secteurs de l'alimentaire et des biens de consommation tirent leur épingle du jeu, ceux de l'automobile, notamment dans la sous-traitance, de la scierie et des biens d'équipement font face à des «projets gelés ou reportés». «Les entreprises n'ont pas de perspective de sortie de crise» constate René Bernadac, président de l'UIBR, qui regroupe les entrepreneurs des sections industrielles du Bas-Rhin. «Il y a une responsabilité collective des entrepreneurs», estime-t-il. «Nous devons plaider pour une solidarité territoriale: donner du travail à nos fournisseurs et nos sous-traitants locaux. La reprise sera lente et se fera à des rythmes différents selon les secteurs», conclut-il. La tenue des États Généraux de l'Industrie, qui vont définir les priorités du gouvernement à la fin de l'année est l'un des moments forts pour envisager les moyens à mettre en oeuvre pour améliorer la situation.
Les industriels alsaciens sont dans l'attente de signes probants de la relance par la demande.