Pourquoi il fallait y être ? A l'Université d'été du Medef 2016

Pourquoi il fallait y être ? A l'Université d'été du Medef 2016

Cette année encore, une quinzaine d’Azuréens a fait le déplacement les 30 et 31 août derniers pour participer au grand raout patronal. Que sont-ils venus chercher ? Réponse en trois points...

Pour le dialogue avec les politiques
A neuf mois des élections présidentielles, l'édition 2016 de l'Université d'été du Medef a fait la part belle aux candidats (ou représentants) qui se sont pliés à un petit exercice consistant à "expliquer par quelles réformes ils vont emmener la France vers la croissance et l'emploi". Et ce, au travers d'un pitch et de trois questions posées par trois entrepreneurs. François Fillon, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, Alain Juppé, Jean-Marie Le Guen ou encore Rama Yade ont joué le jeu, ce qui a particulièrement intéressé nos patrons azuréens, à l'instar de Bruno Valentin, vice-président de l'UPE06 et co-dirigeant de l'agence de communication niçoise Pôle Company : "En confrontant des candidats à la présidentielle à des chefs d’entreprise, le Medef les amène à se positionner sur des enjeux stratégiques comme la baisse des charges sociales, seul acte efficace en termes de création d’emplois, la problématique de l’ISF qui coûte finalement plus chère qu’elle ne rapporte ou encore la loi pénibilité. L’idée m’a semblé très intéressante."

Pour le réseau
L'Université d'été du Medef fut également l'occasion pour certains de faire avancer des projets au service du territoire. Ainsi, David Houssemand, jeune fondateur de la pépite sophipolitaine Inventy, venu "pour les conférences, évidemment, mais aussi pour comprendre les arcanes du Medef afin de monter dans les Alpes-Maritimes une cellule Medef International. " Démarche inverse pour l'astrophysicienne Stéphanie Godier, directrice de l'association Recherche et Avenir et vice-présidente de la Commission ESIR de l'UPE 06 : "Il s’agissait d’entamer des discussions avec la Commission Innovation et Compétitivité du Medef afin de définir un plan d’actions pour étendre au national l’initiative azuréenne RUE". Née il y a un peu plus de deux ans, RUE vise à rapprocher le monde universitaire, et plus particulièrement ses laboratoires de recherche, des entreprises au travers de partenariats visant à permettre l'embauche de jeunes docteurs, l'évolution d'un produit ou d'une méthode. "Quelque 110 entreprises sont dans le pipe, dont 44 ont signé un partenariat avec un laboratoire universitaire", détaille-t-elle.

Pour les conférences
Et puis, difficile de passer outre les très nombreuses conférences et plénières qui rythment le rendez-vous patronal placé cette année sous le thème "Y croire, Agir". "Ce que je viens chercher ici, ce n’est pas forcément les propositions politiques qui n’arrivent généralement pas jusqu’au terrain, mais celles des opérationnels, ceux qui ont les mains dans le cambouis. De même, j’apprécie particulièrement les interventions sur la France des invités étrangers qui apportent une lecture différente et peuvent ainsi nous permettre de mieux comprendre ce qui ne fonctionne pas chez nous.", reprend Stéphanie Godier.