La CCI de Boulogne-Côte d'Opale, comme celles de Dunkerque et de Calais, a organisé la dernière cérémonie de voeux de son existence. Alors que les 3 chambres de la Côte d'Opale ne feront plus qu'une l'an prochain, les CCI de Boulogne et de Calais ont été invitées par le conseil régional à fonder une société rassemblant les deux ports régionaux, le port de Dunkerque étant amené à conserver son autonomie.
«Pas de leçons à recevoir»
Le président Jean-Marc Puissesseau a dégainé le premier le 18janvier en arguant, audit à l'appui, que la situation actuelle du port de Boulogne était incompatible avec l'équilibre économique de la future entité portuaire, nécessaire pour financer le projet Calais 2015. Dès le lendemain son homologue boulonnais Francis Leroy a défendu sa position: «Si le port de Calais est un port riche et si celui de Boulogne a été éprouvé par de nombreuses difficultés, notre projet va nous conduire à retrouver une situation bénéficiaire. Par ailleurs, au nom de quelle logique on nous empêcherait de développer une activité transmanche, un secteur rémunérateur qui nous dotera d'une capacité d'autofinancement au bénéfice de toute l'économie portuaire? Boulogne n'a pas de leçons à recevoir.» Initiateur du rapprochement, le président du conseil régional Daniel Percheron a calmé le jeu: «Si cela n'est pas facile on prendra le temps, si c'est impossible on trouvera d'autres manières de travailler ensemble.» La solidarité du littoral est un long combat.
Y aura-t-il, en fin d'année 2010, une société d'exploitation commune aux ports de Boulogne et de Calais? Pour l'instant, ce n'est qu'un voeu pieux.