Pompes Pollard : Rachat de Barthod pompes
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Pompes Pollard : Rachat de Barthod pompes

Les Pompes Pollard, via la holding International Pump industry, viennent de racheter Barthod pompes.

Les Pompes Pollard existent depuis plus de 60 ans. L'entreprise s'est construite une réputation mondiale grâce à une innovation: la pompe volumétrique de technologie CMtec, qui permet de véhiculer des produits chargés ou à forte viscosité sans effet de cisaillement.




Diversification des compétences

Courant décembre, l'actuel dirigeant, Sylvain Loze, a créé une holding baptisée International Pump Industry pour l'acquisition d'une société rhône-alpine, Barthod pompes. Le rachat de cette dernière, spécialisée dans la fabrication de pompes à piston pour le nettoyage haute pression, permet aux Pompes Pollard de diversifier ses activités. Surtout, Sylvain Loze entend créer des synergies entre les deux structures pour accélérer leurs développements. Pour cela, il a quelques recettes d'ores et déjà éprouvées au sein de Pollard. Car depuis 1997, date à laquelle Sylvain Loze a pris les rênes de l'entreprise, les Pompes Pollard sont passées d'un mode de production artisanal à un mode semi-industriel. Dès la fin des années 1990, l'entreprise fait l'acquisition de machines automatisées. En 2004, elle déménage dans de nouveaux locaux à Signes. Enfin, très récemment, Sylvain Loze a investi 1M€ dans de nouveaux outils de production. «Nous allons ainsi pouvoir baisser nos coûts de production et encore améliorer notre compétitivité sur le marché mondial», confie le dirigeant.




L'avenir à l'international

Toujours dans un souci de faire la différence, il a privilégié la conquête de marchés de niche avec des produits sur mesure, conçus en collaboration avec les bureaux d'études de ses clients. Il mise aussi sur le référencement de son site Internet, qui est aujourd'hui son premier commercial et sur une réactivité maximum, faculté propre aux PME. Cette dernière qualité a d'ailleurs fait ses preuves puisqu'elle lui a déjà permis de remporter des marchés alors même qu'il était en concurrence avec de grands groupes. Enfin, l'avenir de l'entreprise se joue aussi à l'international. «Nous réalisons déjà 30% de notre CA à l'export et d'ici à 5 ans, je pense que cette part passera à 80%. La France devrait en effet poursuivre sa désindustrialisation et ainsi nous pousser à regarder ailleurs». En particulier, il considère que l'Allemagne est un marché d'avenir. «Mais ce marché est aussi très exigeant. Nous l'avons longuement travaillé et venons de remporter un contrat avec un grand groupe, ce qui devrait nous ouvrir les portes d'autres clients potentiels».

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