Le parc d'activités de Signes ne manque pas d'atouts pour attirer les entreprises: des mesures de défiscalisation et des prix attractifs, un cadre naturel privilégié, une mixité entre grands groupes internationaux et petites entreprises, des services de plus en plus nombreux (la crèche ouvrira ses portes début 2009)... Pourtant, les handicaps existent aussi. C'est pour y pallier que près de la moitié des entreprises du Parc se sont regroupées en association: le groupement des entreprises du plateau de Signes (GEPS). Si cette association existe depuis 1990, elle a décidé aujourd'hui de faire entendre sa voix auprès des institutions, que sont la Préfecture ou le conseil général. Soutenue dans sa démarche par Var accueil investisseurs (CCI du Var), elle espère obtenir des avancées rapides sur des dossiers trop longtemps laissés en suspens.
La zone peut doubler voire tripler
Aujourd'hui, une soixantaine d'entreprises sont installées sur le Parc. Elles emploient plus de 1.200 salariés. Et, le potentiel d'accueil du plateau est encore très important: «Cette zone d'activités est la seule à disposer d'une telle réserve foncière de Marseille à Nice. Elle sera un jour deux à trois fois plus importante qu'aujourd'hui», confie Michel Blanchard, président du GEPS. Alors, quid de l'isolement et de l'éloignement...
Accompagner le développement
Les entreprises présentes sur le site, conscientes qu'il est toujours mieux d'accompagner le développement, que de le subir, en ont donc appelé aux collectivités et services déconcentrés de l'État pour qu'ils pallient rapidement au manque d'infrastructures routières et de logements ou à l'absence totale de transports en commun. Les adhérents du GEPS ont depuis des années largement oeuvré pour améliorer la vie des entreprises sur la zone. Ils n'ont souvent pas hésité à trouver des solutions par eux-mêmes pour mutualiser certains services et ainsi baisser les coûts. Aujourd'hui, ils attendent des actions de la part des institutionnels, notamment pour fluidifier les voies de communication en débloquant le dossier du contournement du Beausset. «Atténuer l'isolement de la zone permettrait d'accélérer considérablement son développement», selon Michel Blanchard, président du GEPS.
Les chefs d'entreprises du plateau de Signes, réunis en association depuis 1990 se mobilisent pour que les collectivités et services de l'État accompagnent le développement de la zone.