C'est bien connu, à l'école, les bons élèves faisaient «allemand». Il faut croire que cela vaut également dans la grande classe européenne! L'Allemagne a connu au deuxième trimestre une croissance spectaculaire de 2,2%, le meilleur chiffre depuis la Réunification. En rythme annualisé, cela représente une croissance de... 9%, comme la Chine! Résultat, Berlin est quasiment revenu dans les clous de Maastricht, avec un déficit limité à seulement 3,5% du PIB au premier semestre. À côté, la France affiche de bien piteuses performances: un déficit de 8% et une croissance de 0,6% au deuxième trimestre. Comment expliquer ce grand écart? Outre l'effet rattrapage après une chute de 5% du PIB en 2009, l'Allemagne carbure à l'export. Une image circule actuellement sur Internet où l'on voit une orange frappée du sigle «made in Spain» et, à côté, un presse-orange siglé «made in Germany». Tout est dit. C'est ainsi que l'Allemagne sait, à merveille, profiter de la croissance mondiale. La Chine est devenue, cette année, le premier marché de Volkswagen, devant l'Allemagne. Pendant ce temps-là, la France perd des parts de marché. Là où nos voisins enregistrent un excédent de 136milliards d'euros, la France a affiché l'an dernier un déficit commercial de 43milliards. Autant d'argent qui part à l'étranger au lieu de faire tourner nos usines. Il faut croire que le «made in France» est de moins en moins compétitif. Seules 94.000 entreprises ont exporté l'an dernier, à comparer avec plus de 100.000 en 2000 (et 300.000 en Allemagne!) Certains font le parallèle avec la mise en place des «35heures». Plutôt que de se lamenter, Bercy cherche à remettre l'industrie française sur les rails. François Baroin, le ministre du Budget, entend faire «converger» la fiscalité française et allemande. Une façon habile d'abaisser les charges françaises au niveau allemand... En outre, Berlin a su se montrer innovant en matière fiscale en introduisant notamment la fameuse «TVA sociale». L'idée: financer le système social en taxant la consommation (comme les écrans plats fabriqués en Chine par exemple...), plutôt que de taxer toujours plus le travail jusqu'à la faillite ou la délocalisation.
Planète écoPar Axel de Tarlé L'Allemagne nouveau modèle
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