Pêche : «Faute de moyens, la flotte peine à se moderniser»
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Pêche : «Faute de moyens, la flotte peine à se moderniser»





À l'occasion du salon de l'agriculture à Paris, le président du comité régional des pêches Olivier Leprêtre est revenu sur la situation délicate au sein de la profession qu'il représente.


Où en est le monde de la pêche aujourd'hui?

Difficile d'avoir le sourire. La flotte boulonnaise a vu mourir 20 entreprises ces 5 dernières années. Par ailleurs, les mises aux normes et les réglementations ne cessent d'asphyxier notre métier sous la pression des scientifiques et de l'opinion publique. Toutes ces contraintes font qu'on ne pêche plus ce qu'on veut, ni où on veut. La gestion des ressources doit désormais faire part de nos préoccupations. Le virage écologique, il faut nous résoudre à le prendre, même s'il est imaginaire. Ne serait-ce que pour soigner notre image. Les navires et les techniques doivent évoluer avant tout pour amortir la hausse des coûts du carburant.


Comment cela se passe-t-il à votre niveau?

On travaille à notre mesure avec l'aide de la région. La modernisation avance beaucoup trop lentement faute de moyens. De mon côté, j'ai souffert une perte sèche de 30.000€ lors de l'essai d'un nouveau chalut. Il faut rester optimiste malgré tout. Boulogne-sur-Mer demeure le premier port de pêche de France ainsi que la plaque tournante du poisson en Europe avec une centaine de bateaux, 35.000T pêchées par an et un CA global de 65M€.

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