Avec la nomination récente de Pascal Arnoult et d'autres références du monde bancaire (lire ci-contre), le nouveau président de la Caisse d'Épargne Nord France Europe (CENFE) Alain Denizot est en train de constituer son staff pour le pilotage de la caisse régionale. Attaché aux valeurs de la banque coopérative, le nouveau membre du directoire Pascal Arnoult a passé 13ans à la Bred (Banque Populaire), à la direction des relations grandes entreprises (de plus de 100M€). À la CENFE, Pascal Arnoult prend en charge le pôle de la Banque des décideurs en région (BDR). Il a à coeur de soutenir le développement économique régional. «Notre établissement est là pour renforcer l'économie réelle et non pas pour créer de la valeur sur l'économie virtuelle», appuie-t-il luttant contre les amalgames et l'anathème jeté sur le monde bancaire. Son leitmotiv: la collecte sert l'économie locale, avec un coût du risque maîtrisé. Rien de plus. C'est ce qu'il appelle «recycler l'épargne», le moteur du développement. Son seul carburant: les dépôts des clients. La crise lui donne raison, avec le livret A comme valeur refuge. Reste à soigner une image en pleine construction sur la relation de l'écureuil avec les entreprises. «Des risques, nous en prenons et nous avons accru nos financements à l'économie régionale», martèle Pascal Arnoult. Il en veut pour preuve ses encours de crédits, en hausse de 11% en 2011.
Épauler les entreprises Et le nouveau membre du directoire d'afficher ses ambitions: «Je suis venu ici faire de la BDR un relais de croissance pour la caisse. Nous avons un certain nombre d'atouts pour y arriver.» Soit un bon coefficient emplois-ressources, des fonds propres et des résultats à la hauteur. Sans oublier la bonne boîte à outils disponible, mais trop peu utilisée à son goût pour épauler les entreprises en difficulté. À l'image du «chapitre11» américain qui permet aux entreprises de se réorganiser sous couvert de la loi, le banquier français peut notamment devenir créancier hyperprivilégié d'une société en y injectant de l'argent supplémentaire sans être taxé de soutien abusif. «Nous ferons tout pour favoriser l'économie de la région, c'est notre job!», conclut Pascal Arnoult.