Combien de temps la Papeterie de Turckheim restera-t-elle encore à l'arrêt? Le rejet du recours de Christiane Vulvert par le tribunal de commerce de Grenoble est venu confirmer, mi-janvier, le projet de reprise d'une partie des actifs du site (anciennement détenu par Matussière et Forest) par Pierre Gavelle et ses associés. Fin janvier, le redémarrage n'avait toujours pas été effectif. «Nous ne faisons pas de procès d'intention à Pierre Gavelle», explique Jean-Marie Rocklin, délégué fédéral de la Filpac-CGT, qui n'avait pas été associée à l'élaboration du plan de reprise. «Pour l'instant, nous attendons de voir» poursuit-il. Il ne manque toutefois pas de rappeler que le recours n'était déjà pas suspensif et qu'aujourd'hui, plus rien ne s'oppose aux 95 embauches initialement prévues. Deux éléments viendraient lever les craintes des salariés selon le syndicaliste: «l'envoi des lettres d'embauche et la présentation d'un carnet de commandes rempli. Là, on ne sait pas». Son objectif est clair: que la production papetière redémarre sur le site (le projet prévoit la production de papier de qualité et de ramettes à partir de recyclé). «Si rien n'a bougé d'ici à la fin février, nous rassemblerons les ex-salariés et nous ferons monter la pression», avertit Jean-Marie Rocklin, «quitte à déposer un recours auprès du ministère de l'Industrie le cas échéant». Le mois de février devrait donc être décisif pour l'avenir de la Papeterie de Turckheim.
Salariés et syndicats attendent des embauches effectives.