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Opcalia : À Cholet, les entreprises s'échangent leurs salariés
Maine-et-Loire # Ressources humaines

Opcalia : À Cholet, les entreprises s'échangent leurs salariés

À Cholet, Opcalia, l'organisme paritaire qui finance la formation des salariés, a créé un dispositif qui facilite le prêt mais aussi la reconversion des salariés.

C'est un dispositif inédit qu'a lancé Opcalia à Cholet et qui pourrait bientôt se généraliser dans la région. L'organisme paritaire qui finance la formation des salariés a créé un réseau composé de 18 entreprises volontaires qui s'échangent leurs salariés. Ce réseau, baptisé TransCompétences, réunit des entreprises de tous les secteurs : la briqueterie Bouyer-Leroux, les Brioches Pasquier, Charal, le groupe mondial de recherche Hendrix Genetics, les transports Richou ou l'entreprise adaptée Qualea.

Des salariés en stage

Ce dispositif d'échange de salariés n'est pas nouveau mais il est encore peu connu. Avec cette « convention de mise à disposition », une entreprise en baisse d'activité peut ainsi prêter ses salariés à une autre société qui aurait un besoin ponctuel. En plus de ce service, Opcalia propose aussi aux salariés qui souhaiteraient se reconvertir, des stages d'immersion en entreprise. Si le stage s'est bien passé, Opcalia propose une formation aux salariés séduits par ce nouveau job. C'est ainsi qu'une femme opératrice électronique a découvert le métier de réparatrice de téléphone ou qu'un salarié dans la plasturgie s'est reconverti en chauffeur routier. « Cela concerne souvent des jeunes seniors qui ont envie d'autre chose. Ils ont un vrai projet de changement mais ils pensent que ce sont des rêves », remarque Catherine Arnoux Duranthon, déléguée territoriale et conseillère formation chez Opcalia, à Cholet.

Dispositif étendu

Jusqu'ici seul Pôle Emploi pouvait proposer ces stages d'immersion et uniquement aux chômeurs. Opcalia vient de signer une convention pour proposer le dispositif à des salariés. La secrétaire d'État à la formation professionnelle, Clotilde Valter, a salué cette initiative qui devrait se généraliser, au moins dans la région dans un premier temps. L'idée a germé en 2014. « C'est issu de nos échanges sur le territoire. Le contexte économique était déjà compliqué. Notre mission est d'accompagner les salariés qui se retrouvent en chômage partiel mais aussi les entreprises qui recrutent. L'idée a été de rassembler ces deux secteurs », précise Catherine Arnoux-Duranthon.

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