Ongles en délire : L'enseigne sort sa griffe
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Ongles en délire : L'enseigne sort sa griffe

Partie d'Andlau en 2007, l'enseigne spécialisée dans le «stylisme onglaire», essaime son réseau de franchisés en France, dans les Dom-Tom et lorgne sur le marché en Croatie.

À quelque chose malheur est bon, du moins pour qui sait rebondir. Isabelle Delannoy soignait le look des stars dans le milieu du show biz parisien, jusqu'à ce qu'un incident de santé la décide à réviser sa trajectoire professionnelle. L'Alsacienne est alors revenue au bercail avec Éric, son époux. Ensemble, ils ont créé Ongles en Délireen 2007. «Plus qu'un nom commercial, c'est une griffe», souligne Nicolas Rieffel en charge des ressources humaines et du développement du réseau de franchise. L'enseigne a développé son propre procédé de pose d'ongles, de soins et de maquillage, du plus sobre au plus délirant par le motif et la couleur. C'est à partir de ce concept que Nicolas construit un réseau depuis 2008. L'entreprise propose aux candidats à la franchise de mettre à leur disposition le matériel adéquat, d'assurer leur formation pendant dix jours, de prendre en charge leur publicité et d'effectuer leur suivi commercial durant trente mois. Ils sont actuellement 75 (dont un homme) installés sous le régime de la micro-entreprise. «Depuis le lancement du statut de l'auto-entrepreneur, nous sommes débordés par les demandes», s'enthousiasme Nicolas Rieffel.




Un levier: le statut

Déjà en février, il tablait sur la création d'une cinquantaine de nouveaux ateliers «Ongles en délire». L'enseigne n'a pas pignon sur rue, n'a pas d'instituts de beauté, puisque le travail s'effectue au domicile du franchisé dans une pièce aménagée et décorée. Une manière habile de contourner le problème de la cherté des fonds de commerce et des loyers. Et par la même occasion, de rendre accessible l'entrepreneuriat à ceux qui veulent se lancer. En contrepartie de l'aide apportée aux franchisés pour leur installation, leur suivi commercial, comptable, administratif, l'enseigne prélève 1% du chiffre d'affaires annuel et 670euros par mois pendant trente mois, pour couvrir les frais de location du matériel et de tout l'encadrement. En 2008, «Ongles en délire» a réalisé 300.000euros de chiffre d'affaires après 140.000euros en 2007. Un bond en avant qui incite ses créateurs à sonder le marché européen, du côté de l'Est, en Croatie. Cette voie est à l'étude.




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