Vous êtes propriétaires de vignes depuis octobre. C'est une première pour vous?
Nous avons effectivement racheté 115ha à une maison champenoise qui a déposé le bilan et c'est la première fois que nous sommes propriétaires de vignes. Il s'agit de deux grosses exploitations avec des cépages classiques de la région, à Montreuil-Bellay et au Puy-Notre-Dame, qui sont situées à proximité de notre unité de vinification. Nous en assurons l'exploitation via deux sociétés, mais ce n'est pas notre métier d'être vignerons, nous sommes avant tout des négociants!
Vous essayez de les vendre?
Oui. Nous essayons de monter des groupements fonciers avec des financiers qui mettraient entre 50.000 et 60.000 € chacun. Nous avons des pistes qui devraient se concrétiser début 2014. Nous resterons exploitants avec des baux agricoles de longue durée, au minimum 18 ans. C'est une pratique courante dans beaucoup de grands domaines. Les vignes sont considérées comme un patrimoine et non comme un outil et je préfère investir dans le développement de la société.
Pourquoi les avoir achetées?
Le monde viticole se structure en ce moment. Nous allons vers la concentration. Potentiellement, nous aurons plus de mal à nous approvisionner en raisin et en moût. C'est l'enjeu de demain. Nous devons sécuriser notre approvisionnement. D'autre part, les vignes sont sur-valorisées. Nous sommes une entreprise, ce n'est pas notre mission d'être propriétaires de vignobles.