C’est fait ! On savait depuis mai que Charier, à la tête d'une quarantaine d'agences et de filiales dans l'Ouest de la France, voulait vendre une partie de ses activités de traitement des déchets. C’est le groupe Séché Environnement qui reprend ce pôle qui emploie 45 salariés et pèse 14 millions d'euros de chiffre d'affaires. Séché Environnement, déjà implanté en Ille et Vilaine, en Loire Atlantique (Alcea à Nantes et Séché Healthcare à Carquefou) et dont le siège est à Changé, en Mayenne, consolide ainsi son positionnement en Bretagne et Pays De Loire. Il acquiert les sites de La Croix Irtelle (La Vraie-Croix), qui produit notamment de l'énergie à partir des déchets, ainsi qu'un site de collecte et de tri à Nivillac et un site de compostage de déchets verts basé à Vallet. Assez jeunes chez Charier, ces activités étaient, selon la direction du groupe, rentables et en croissance. Mais elles sont aujourd'hui jugées trop éloignées du coeur de métier de l'entreprise qui a son siège social à Montoir de Bretagne.
Charier compte désormais se recentrer sur les travaux publics avec ses agences, ses activités de fabrication d'enrobés et de granulat. Le groupe ligérien voudrait étendre ces activités en Pays de la Loire et en Bretagne, deux régions que le groupe ne couvre pas entièrement. Trois rachats ont déjà été opérés ces derniers mois : une carrière à Belle-Ile, une autre près des Sables d'Olonne, et une agence de travaux publics près de Challans.
Du génie civil en Afrique ?
Charier compte aussi développer d'autres activités. À commencer par le désamiantage et la déconstruction qui doivent doubler de chiffre d'affaires d'ici à cinq ans, ce pôle pesant 10 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015. En matière de chantiers de génie civil maritimes et fluviaux (construction de quais, de digues, de ports, d'écluses, etc.), Charier entend exporter son savoir-faire. Le groupe familial vise les pays d'Afrique francophone et compte procéder en partenariat avec des entreprises françaises ou anglophones. Enfin, en matière de grand terrassement, le groupe compte sur le plan de relance autoroutier, conclu entre l'État et les concessionnaires autoroutiers, pour donner une nouvelle impulsion à des activités dans le creux depuis la fin des travaux des lignes LGV.
Chiffre d'affaires en baisse de 13 % l'an dernier
Dans un contexte peu porteur pour sa principale activité, les travaux routiers, le groupe a perdu 13 % de son chiffre d'affaires en 2015. Celui-ci est de 218 millions d'euros, contre 244 millions en 2014. Dans le même temps, l'effectif a baissé de 4 %, passant de 1 300 salariés en 2014 à 1 260 salariés en 2015, avec l'arrêt de CDD et le non remplacement de départ à la retraite.