En japonais, Niji signifie ?arc-en-ciel?. «Dans la culture antique japonaise, c'est le symbole de la communication entre les hommes et entre les hommes et leurs divinités», explique Hugues Meili, cofondateur de la société rennaise de conseil et de réalisation logicielle Niji. On peut dire aujourd'hui que l'arc-en-ciel n'a jamais été aussi près des étoiles! L'entreprise bien nommée atteint en effet des sommets, en annonçant pour cette année 150 nouveaux recrutements de collaborateurs pour ses différents bureaux à travers la France. Un développement qui va de paire avec le boom du numérique. «En 2001, nous avons créé Niji avec une vision forte de ce qu'allait être le mouvement de la convergence dans le monde des TIC, se souvient Hugues Meili. Information et communication sont de plus en plus fusionnelles. Il existe un triple ancrage dans l'informatique, la communication et l'audiovisuel».
Business et technologie
Niji décide donc d'apporter un point de vue technique et fonctionnel, «focalisé sur des problématiques business et technologiques». Elle propose une expertise à la rencontre des réseaux et des applications, du conseil et de la réalisation logicielle. Niji a su se tailler une belle part du gâteau dans le paysage des TIC bretonnes, françaises, mais aussi mondiales. Pour faire face à son développement, l'entreprise, qui fête cette année ses dix ans, vient d'investir de nouveaux locaux. Construit juste pour elle, sur mesure, par le groupe Giboire, ce nouveau siège social de 1.500m² est doté d'une bonne capacité d'accueil pour de nouveaux salariés. Et pour «une nouvelle activité», confie Hugues Meili, sans en dévoiler plus sur la petite soeur de Niji qui viendrait prendre place à ses côtés...
150 nouvelles recrues
Pour le moment, une vingtaine de nouveaux collaborateurs viendront rejoindre l'équipe de 130 personnes déjà présente au siège. «L'essentiel des recrutements aura en fait lieu à Paris avec 100 nouveaux postes. À Lille et Nantes, nous embaucherons quinze salariés dans les deux cas». Soit 150 nouveaux collaborateurs avant fin 2011. De quoi dépasser allègrement le demi-millier de salairés ! Consultants, chefs de projets, ingénieurs, experts du commerce en ligne... Tous les profils seront amenés à renforcer l'équipe de Niji, qui doit faire face à un accroissement de son activité. «Nous tablons sur un chiffre d'affaires de 36 M€ pour 2011 (+15%)», précise Hugues Meili. Le développement passe évidemment par la recherche de nouveaux clients, acteurs du B toC.
Du numérique partout
Aujourd'hui, Niji travaille déjà avec les plus grands: opérateurs de télécommunication fixe et mobile, médias, organismes publics, grandes entreprises de la banque, de l'énergie ou encore des transports... Tous ceux qui sont «confrontés à des mutations technologiques et économiques, précise Hugues Meili. La VOD, le multicanal, Internet... Le numérique peut apporter à leur évolution de leur offre de service client, à l'évolution de la gestion de leur relation client, ou encore à l'évolution de l'organisation interne des entreprises qui sont de plus en plus nomades». L'entreprise vise essentiellement un développement vers des entreprises nationales, même si les Bretonnes font aussi partie des objectifs. «Elles représentent 10% de notre chiffre d'affaires seulement, souligne Hugues Meili. Mais il y a un potentiel de croissance important ici, d'autant que les Bretons découvrent l'importance du numérique». Le dirigeant a «envie de créer des emplois ici pour pérenniser l'économie de la région. Mais cela suppose que la mutation économique se fasse vite».
Nouveaux produits
Pour lui, Rennes a «une image de capitale des TIC plus par extension de son historique dans les télécoms. Elle ne s'est pas beaucoup développée dans le logiciel et l'économie d'internet... C'est le moment pour nous d'apprendre à parler aux autres secteurs économiques du territoire. Il y a pour l'instant peu de lien entre le numérique et les autres filières. Or, c'est un enjeu considérable». Hugues Meili vise ainsi à faire se rapprocher le numérique des secteurs de l'énergie, et de l'automobile par exemple. «La voiture est encore le seul lieu où il n'y a pas de numérique!». Niji travaille donc actuellement sur une nouvelle gamme de produits logiciels pour la communication unifiée d'entreprise (plus nomade, plus collaborative...). «Nous travaillons aussi beaucoup sur le développement des services marchands sur les différents terminaux que possède le consommateur (tablettes, téléphones, affichage digital...)», indique le dirigeant. Niji semble bien pénétrer tous les marchés, surtout ceux de demain.
Niji
(Cesson-Sévigné) P-dg: Hugues Meili 385 salariés CA 2010: 32M€ www.niji.fr